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Jeudi 11 avril, le vote par l’Assemblée Nationale des amendements des députés bretons socialistes et de la majorité, sur l’écotaxe poids-lourds

Cette fiscalité écologique qui participera à financer les infrastructures de transport à hauteur de un milliard d’euros, avait été votée sous la précédente majorité dans le cadre du grenelle de l’environnement. Le gouvernement de l’époque s’était dérobé devant sa mise en œuvre, notamment pour organiser la répercussion de la taxe par les transporteurs sur les donneurs d’ordre. C’est la tâche à laquelle s’est attelé Frédéric Cuvillier, ministre des transports, dès sa prise de fonction.

A l’occasion du débat à l’Assemblée Nationale sur la mise en œuvre de l’écotaxe et sa répercussion, je suis intervenue à l’instar de plusieurs députés socialistes bretons pour défendre les intérêts de notre région, périphérique et péninsulaire, et ceux de ses entreprises.

Collectivement mobilisés, nous avons obtenu de l’Assemblée qu’elle vote deux amendements majeurs, déjà défendus en commission des affaires économiques. Le premier vise à ce que l’exonération de l’écotaxe pour la Bretagne soit portée de 40% à 50%, allégeant la charge pour les transporteurs et les entreprises locales. Le second exonère de taxe les véhicules affectés à la collecte du lait.

L’écotaxe doit constituer un signal prix amenant à la réduction des flux de transport routier, mais les alternatives ferroviaires et maritimes restent à construire. Dans l’immédiat, il fallait répondre à la spécificité du territoire breton et à l’inquiétude du secteur agricole et agroalimentaire qui désespère de pouvoir répercuter la hausse de ses coûts de production auprès de la distribution.

Ce signal prix sur le transport ne peut pas être intégralement supporté par les producteurs et les transformateurs. Je travaillerai dans les semaines à venir à l’occasion de la rédaction du projet de loi sur la consommation, à ce que les mécanismes permettant une meilleure répercussion des hausses de coûts de production des agriculteurs et des entreprises agroalimentaires, viennent enfin compléter la loi de modernisation de l’économie votée par la précédente majorité, qui n’a fait que durcir les relations commerciales au détriment des producteurs.