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Priorité est donnée à la réussite des étudiants

Apres 29h de débat et 669 amendements examinés, le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche a été adopté cette semaine à l’Assemblée nationale.
Résultat d’un large processus de concertation, ce texte est l’expression des priorités portées par le gouvernement. En même temps qu’il porte des mesures ambitieuses en matière de gouvernance et de recherche, c’est la première fois qu’un projet de loi sur l’enseignement supérieur met au coeur de ses préoccupations la priorité à la réussite étudiante, là où les dernières lois ne parlaient que de gouvernance.


C’est en cohérence avec l’augmentation du budget de l’enseignement supérieur en 2013 – +7,4 % pour la vie étudiante notamment – et la création engagée de 5000 postes sur 5 ans, en particulier en licence.
L’objectif central du projet de loi est de parvenir à 50 % de diplômés du supérieur dans chaque classe d’âge d’ici 2020.
Il renforce le rôle de coordination du ministère dans la stratégie d’ensemble de la formation post-bac ; il réforme le cycle licence et améliore la lisibilité de l’offre de formation ; il améliore l’orientation des bacheliers des sections professionnelles et technologiques, vers les STS et IUT ; il affirme la continuité du service d’orientation entre le secondaire et le supérieur ; il engage un rapprochement entre toutes les filières post-baccalauréat, y compris entre classes prépas et universités, une spécialisation progressive des étudiants ; il soutient l’innovation pédagogique avec le développement de l’enseignement numérique et la formation par alternance ; il renforce l’encadrement des stages ; il incite à la mobilité internationale des étudiants et des chercheurs ainsi qu’à l’accueil d’étudiants étrangers avec des cours adaptés ; il assure une meilleure reconnaissance du doctorat.
L’un des amendements adoptés à l’Assemblée nationale prévoit la réservation, par le recteur d’académie, d’un contingent de places dans l’ensemble des filières sélectives de l’enseignement supérieur au bénéfice des meilleurs bacheliers de chaque lycée.
Il améliorera les chances de chaque bachelier d’accéder aux études de son choix, y compris lorsque son lycée n’a pas développé de coopération ou de liens avec l’enseignement supérieur.
Il permettra de favoriser un équitable accès aux filières concernées quel que soit le lycée d’origine des étudiants.
Le travail parlementaire a indéniablement conduit à des avancées importantes sur ce texte fondamental.