Aller au contenu principal

Non, Sein n’est pas un territoire hostile !

Face à l’émoi que suscite chez les sénans les termes employés par le juge aux affaires familiales (JAF) du Tribunal de Grande Instance de Montpellier dans une ordonnance concernant une affaire privée fixant notamment le lieu de résidence d’enfants, j’ai saisi le Président du TGI.

Soucieuse de respecter le principe de séparation des pouvoirs, il ne m’appartenait bien sûr pas de commenter ou de me prononcer sur le déroulement d’une procédure judiciaire en cours ou sur l’issue d’un jugement rendu. Pour autant, dès lors que la réalité de vie d’un territoire de la République à part entière, est méconnue ou dénaturée, voire dénigrée par des termes perçus comme particulièrement désobligeants pour celles et ceux qui y vivent au quotidien, je pense légitime d’intercéder afin que soit rectifié ce qui, je l’espère, relève d’une simple maladresse d’écriture.

Comme chaque territoire, Sein présente des spécificités, des spécificités qui fondent son attrait et sa force, et aussi, il est vrai, des caractéristiques davantage contraignantes propres à une petite île mais pour lesquelles la population, comme les visiteurs, disposent de facultés d’adaptation et de moyens logistiques appropriés. Sur ce territoire de la République, le principe de continuité territoriale est une réalité. On est là bien loin d’un lieu de vie à l’année relativement hostile pour des enfants.