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Pêche en eaux profondes : l’encadrer et non pas l’interdire, le Parlement européen a statué avec responsabilité et discernement

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C’est un réel soulagement qui s’exprime aujourd’hui pour tout un pan de la pêche bretonne.

Le Parlement européen vient d’adopter, à une courte majorité et malgré une campagne de communication effrénée de ses opposants réclamant sa totale interdiction, la possibilité de poursuivre l’activité de pêche en eaux profondes.

C’est son encadrement, permettant aussi la protection des écosystèmes les plus vulnérables, qui a été retenu par les eurodéputés. Une évaluation au bout de quatre ans et prévue.

Le vote intervenu aujourd’hui respecte donc les termes du compromis trouvé le 4 novembre dernier par les membres de la commission pêche du Parlement européen. Il préserve à la fois l’environnement marin et sa biodiversité comme l’emploi sur nos côtes.

Il va dans le sens de la position que j’ai défendue le 26 novembre dernier lors de la table ronde sur la pêche en eaux profondes organisée par la commission des affaires européennes de l’Assemblée.

Extraits :

«  Je ne suis ni une experte ni un pêcheur mais je suis soucieuse de la biodiversité et de la préservation des ressources halieutiques ainsi que de l’impact socio-économique de la pêche.

J’ai conscience qu’il y a un malaise entre nous aujourd’hui. La discussion va être difficile.

Les connaissances ont évolué – l’expertise s’est améliorée et les données sont fiables. La pêche est réglementée – des mesures de gestion ont été prises, des interdictions prononcées, des licences attribuées et des ports sélectionnés pour débarquer cette pêche spécifique. L’encadrement est donc déjà une réalité.

De gros efforts ont été accomplis dans la collecte de données afin d’établir un diagnostic robuste. L’avis du CIEM (Conseil International pour l’Exploration de la Mer) le confirme et indique que l’exploitation des stocks a été amenée à un niveau soutenable. J’ai envie de faire confiance à l’expertise des scientifiques. J’ai l’impression que certains tentent de mettre en cause l’objectivité scientifique. Qu’en pensez-vous ?

Le compromis adopté par la commission pêche prévoit d’encadrer le chalutage des grands fonds en protégeant les écosystèmes vulnérables et en définissant des zones dans lesquelles l’empreinte de pêche est gelée. Ce dispositif fera l’objet d’une évaluation. J’espère que ce compromis équilibré sera adopté en séance plénière ».