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A nous, bretons, de faire vivre ce pacte!

Le Pacte breton, signé vendredi 13 décembre à Rennes, est un geste fort de la part du Gouvernement: 2 milliards consacrés à l’avenir de la Région, ce n’est pas rien !

Un cri d’alarme avait été lancé au cours de ces derniers mois, le Gouvernement l’a entendu. Le but du pacte est de répondre à l’urgence économique et sociale, mais aussi d’offrir des perspectives à l’agriculture, l’agroalimentaire, la pêche…

Dans son déplacement, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault était accompagné de cinq ministres : Philippe Martin (Écologie), Michel Sapin (Emploi), Stéphane Le Foll (Agriculture), Marylise Lebranchu (Décentralisation) et Guillaume Garot (Agroalimentaire). Il a annoncé qu’un milliard d’euros serait consacré au secteur de l’agroalimentaire, avec l’objectif à court terme de sauver le maximum d’emplois, mais surtout, à plus long terme, d’aider à la mutation. Un milliard, auquel s’ajouteront les 420 millions d’euros  que la BPI va mobiliser pour les 4 ans à venir sur ce même secteur, mais aussi 500 millions par an de prêts pour les projets en particulier des PME de l’agroalimentaire mais aussi d’autres secteurs. Le Premier ministre a également annoncé que le siège d’Ifremer serait transféré à Brest renforçant ainsi sa vocation maritime. Concernant les langues régionales, il a déclaré que le Gouvernement soutiendra la proposition de loi des parlementaires qui veulent la ratification de la charte des langues régionales. Enfin, il a confirmé solennellement que le projet de loi sur la décentralisation que portera Marylise Lebranchu devant le Parlement au printemps prochain, permettra de reconnaître des transferts de compétences, des expérimentations et la différenciation pour les régions volontaires, c’est un pas en avant pour une Bretagne nouvelle, pionnière en régionalisation!

Le déblocage de fonds substantiels pour le Pacte breton est un premier pas, il faut maintenant en assurer le suivi. Pour ma part, je suivrai avec attention la mise en œuvre de ce pacte, notamment sur son volet pêche.

Des soutiens financiers seront mobilisés au profit de la pêche et de l’aquaculture bretonnes comme par exemple:
– la majoration dès 2013 de 1,7 million d’euros des crédits du Fonds européen pour la pêche (FEP) qui sont affectés à la Bretagne, au profit du soutien aux activités de pêche durables, au développement de l’aquaculture, à l’adaptation de la commercialisation et de la valorisation des produits de la mer ;
– la transmission des navires et l’installation des jeunes seront soutenues ;
– la mise en place de mesures pour éviter la fuite des droits de pêche et préserver les équilibres régionaux : des dispositions réglementaires seront adoptées en 2014 pour définir la notion de « lien économique réel et durable » entre l’exploitation de droits de pêche et le territoire national. Les acteurs bretons sont par ailleurs pleinement associés aux travaux menés au niveau national concernant la révision de la gestion des droits à produire ;
– le contrôle des pêches adapté et renforcé, d’ores et déjà mis en œuvre cet automne, sera poursuivi, afin de lutter contre la pêche illégale sur certaines pêcheries stratégiques pour la pêche hauturière bretonne, et de conforter les efforts des organisations de producteurs et des armements bretons pour une gestion équilibrée et durable de leurs quotas de pêche.

Enfin, si je salue la création du BTS maritime qui offre aux jeunes une nouvelle voie vers l’enseignement supérieur, et l’ouverture, dès la rentrée 2014, de quatre classes dispensant ce nouveau cursus de formation, je suis profondément insatisfaite que le lycée professionnel maritime du Guilvinec ne figure pas au rang des établissements retenus la semaine dernière, je vous invite à lire mon article sur le sujet ici.

« Le pacte d’avenir a été préparé en Bretagne, par les Bretons et pour les Bretons ». A nous, bretons, de faire vivre ce pacte!

Pour consulter le Pacte d’Avenir, cliquez ici.