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Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme : il nous reste tant à faire

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Aujourd’hui 2 avril, c’est la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, journée initiée par la résolution de l’assemblée générale des Nations-Unies du 18 décembre 2007.

Membre du groupe d’études parlementaire sur l’autisme, je mesure l’ampleur du chantier qu’il nous reste collectivement à mener pour mieux connaître et mieux prendre en charge les personnes atteintes d’autisme ou troubles envahissants du développement (TED). Le degré de prévalence est tel (une naissance sur cent cinquante soit entre 450 000 et 600 000 personnes autistes en France) et le parcours des familles concernées est si difficile qu’il nous faut soutenir l’effort collectif pour résorber le sérieux retard que la France accuse en cette sphère.

En mai 2013, le gouvernement a présenté le troisième plan autisme (2013-2017), un plan qui fait clairement le choix de la solidarité.

Ce plan, doté d’une enveloppe budgétaire de 205 millions d’euros, a été élaboré en concertation avec l’ensemble des parties prenantes et s’inscrit dans une dimension interministérielle. Il vise à répondre concrètement aux besoins de prise en charge de l’autisme en offrant un choix aux personnes autistes et à leur famille entre différents dispositifs. Il s’appuie sur les recommandations de l’agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements sociaux et médico-sociaux et de la Haute Autorité de Santé afin qu’elles deviennent « la » référence pour l’ensemble des professionnels concernés.

Le plan gouvernemental présenté comporte cinq axes majeurs :

– Diagnostiquer et intervenir précocement, dès les 18 mois de l’enfant, afin d’identifier les troubles du comportement le plus en amont possible ;

– Accompagner la personne autiste tout au long de sa vie par le renforcement des services et établissements médico-sociaux et par un soutien, pour les enfants, à la scolarisation adaptée en milieu ordinaire et, pour les adultes, par l’augmentation et la diversification des modes d’accueil et d’accompagnement ;

– Soutenir les familles en leur permettant d’accéder à une information davantage claire et transparente et en leur offrant des solutions de répit grâce à la création de petites unités d’accueil temporaire ;

– Sensibiliser et former l’ensemble des acteurs qui interviennent dans le champ de l’autisme et consolider les Centres de Ressources Autisme ;

– Poursuivre les efforts en matière de recherche.

Je suis convaincue que les mesures concrètes déclinées dans ce plan, et mises en œuvre au niveau local sous l’égide de l’Agence Régionale de Santé, constituent autant d’avancées significatives pour assurer une meilleure prise en charge des personnes autistes et pour mieux accompagner leurs familles. Le chemin à parcourir est certes encore long pour résorber le retard pris par la France depuis des années mais les orientations fortes prises, avec notamment une approche diversifiée et la possibilité de davantage recourir aux méthodes comportementales et développementales, ont vocation à construire une société plus inclusive au bénéfice des personnes autistes.

La conférence qu’organise Autisme Cornouaille le 22 avril prochain à Ergué Gabéric  « autisme et emploi, c’est possible », et laquelle je participerai, sera l’occasion de donner un éclairage spécifique sur l’accès à l’emploi des personnes autistes.

plaquette_conference autisme et emploi_22_avril_2014