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J’ai voté pour le programme de stabilité présenté hier par le Premier Ministre

Hier mardi 29 avril 2014, les députés étaient appelés à se prononcer sur le programme de stabilité budgétaire présenté par le Gouvernement. C’est par 265 voix contre 232 que ce programme a été adopté, validant ainsi toute la stratégie du pacte de responsabilité porté par le Président de la République.

Avec cohérence, en poursuivant la maîtrise de la dépense publique et en soutenant l’effort en faveur de la compétitivité des entreprises comme le pouvoir d’achat des Français, la majorité parlementaire est une nouvelle fois aux côtés du gouvernement.

La mise en œuvre du pacte de responsabilité permettra de redonner de la force économique à notre pays.

Le Pacte agit pour la compétitivité de nos entreprises en baissant le coût du travail et en agissant sur la fiscalité.  « Zéro charge » pour un salarié payé au SMIC, c’est une incitation forte pour les employeurs.

Le  Pacte  agit  pour  l’emploi,  et  renforce  les  dispositifs  existants  (emplois  d’avenir, CAE, contrats de génération).

Le Pacte, c’est du pouvoir d’achat. 500 € par an pour un salarié au SMIC, grâce à une baisse des cotisations salariales. Par ailleurs, une mesure fiscale de soutien pour les ménages modestes interviendra dès cet automne.

Les déficits et la dette empêchent le retour de la confiance. Depuis près de 40 ans, la France dépense chaque année  plus qu’elle ne gagne. Cette dérive s’est fortement accentuée depuis 2007. Le déficit s’établissait alors à 50 Md €. En 2009 et 2010, il a quasiment triplé, autour de 140 Md €. En  2013, nous l’avons ramené à 88 Md €, mais il continue de peser trop lourdement. Et nous consacrons désormais 45 Md € par an au remboursement de la dette. Nous devons donc réduire nos déficits.

Le  plan  de  50 Md € d’économies  est  calibré  pour  assurer  notre  redressement collectif. Ce plan est bien réparti entre l’Etat, les collectivités locales, et les dépenses de santé  et  du  système  social.  Ce  plan  est  également  juste.

Les plus modestes verront ainsi leur pouvoir d’achat préservé  par l’indexation sur les prix  des  minimas  sociaux.  Deux  prestations  ont  été  augmentées  de  façon exceptionnelle le 1er avril : l’allocation de soutien familial pour les parents isolés et le complément familial pour les familles nombreuses les plus pauvres.

6,5 millions de retraités modestes – ceux qui touchent jusqu’à 1200 € – verront leur pouvoir d’achat intégralement préservé. Il n’y aura pas pour eux de report de la revalorisation.

Dans le cadre du plan pauvreté,  la revalorisation exceptionnelle du RSA, de 10% en 5 ans, interviendra comme prévu le 1er septembre 2014.

Les  fonctionnaires aux rémunérations les plus modestes bénéficieront des mesures de revalorisation  prévues pour la catégorie C et ceux de catégorie B en début de carrière. Cela représente en moyenne 440  €  de  salaire  net  en  plus,  pour  1,6 millions d’agents.

Le gel du point d’indice des fonctionnaires fera l’objet d’un examen chaque année, en fonction de la croissance et du redressement économique.

Il faut aller plus loin et accélérer les réformes pour préparer l’avenir.

Il s’agit de la grande réforme territoriale pour moderniser nos collectivités, et clarifier leurs compétences. Quatre axes de réforme seront suivis : renforcer les régions et élargir leurs périmètres, redessiner des intercommunalités plus grandes et plus fortes, supprimer la clause de compétence générale et ouvrir le débat sur la suppression des conseils généraux.

Il s’agit aussi de la réforme de l’Etat afin de revoir son organisation territoriale et le recentrer sur ses missions essentielles.

Nous maintenons nos priorités :

L’école, avec la création de 30 000 postes d’ici 2017 pour atteindre 60 000 postes en 5 ans, ainsi que le soutien aux universités, à la recherche et à l’innovation ;

La  sécurité  et  la  justice,  en  créant  500  postes  tous  les  ans  dans  la  police  et  la gendarmerie,  et  500  pour  la  justice,  et  plus  particulièrement  l’administration pénitentiaire.

Nous préparons l’avenir :

–       Le  logement, avec 50 mesures de simplification de règles et de normes de construction,

–       L’adaptation de la société au vieillissement, avec un projet de loi avant l’été,

–       La réforme du système de santé, afin de lutter contre l’accroissement des inégalités, et de réaliser les économies sans réduire la prise en charge des soins, ni leur qualité,

–       La transition énergétique, impératif environnemental, mais également source de croissance économique et d’emplois non délocalisables.