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Reconnaissance de l’économie sociale et solidaire

Mardi 20 mai, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi sur l’économie sociale et solidaire porté par la Secrétaire d’État Valérie Fourneyron.

Encore trop méconnue du public, l’économie sociale et solidaire est pourtant un secteur dynamique, en croissance, qui représente environ 10 % du PIB et plus de 2,4 millions d’emplois. Ce sont des associations, mutuelles, coopératives, entrepreneurs sociaux et fondations qui concilient performance économique, innovation, utilité sociale où les résultats sont réinvestis.

Les coopératives étant nombreuses dans le secteur maritime mais inexistantes jusque-là dans le texte, je me suis impliquée pour créer une section sur les coopératives maritimes. Mon amendement, adopté en séance, visait à demander au Gouvernement un rapport sur la situation spécifique des coopératives maritimes et plus particulièrement les jeunes navigants. L’objectif est d’obtenir des propositions concrètes pour les encourager à prendre des responsabilités dans les coopératives maritimes. En effet, les dirigeants de coopératives maritimes qui continuent à être simultanément embarqués sont pénalisés dans leur activité économique à la mer, compte tenu de l’investissement personnel qu’ils sont tenus d’avoir pour faire fonctionner de manière optimale la coopérative à terre au service de la profession. Aujourd’hui sur les 150 structures coopératives, seules une vingtaine de navigants ont des activités de directions ce qui est une représentation faible du secteur.

L’ESS répond aux défis sociaux-économiques de la France : accès au logement, insertion des travailleurs handicapés et des travailleurs non qualifiés, etc. mais aussi à celui de la parité. J’ai donc aussi veillé à instaurer la parité dans les instances dirigeantes du Conseil supérieur de l’ESS et du Conseil supérieur de la coopération. Mes deux amendements ont été ainsi adoptés en séance. Il s’agit de favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions à responsabilité dans chaque nouvelle instance créée, dans l’esprit du travail effectué par le Gouvernement dans ce domaine, en particulier avec la loi sur l’Égalité entre les femmes et les hommes.