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Il n’y a pas de carte idéale mais le nouveau visage de la France des territoires se dessine

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Par 261 votes pour et 205 votes contre, l’Assemblée Nationale vient d’adopter en première lecture le projet de loi relatif à la délimitation des Régions et à la modification du calendrier électoral.

A l’issue du débat sur le texte présenté par le gouvernement, nous sommes parvenus à réduire le nombre de Régions de 22 à 13, étant précisé que la Bretagne, les Pays de la Loire, l’Ile de France, le Centre, PACA et la Corse, demeurent aujourd’hui inchangés dans leurs limites administratives. Certains auraient souhaité des rapprochements avec d’autres territoires, d’autres se sont mobilisés pour éviter une fusion Ils pourraient donc être déçus de l’écriture actuelle du projet. Pourtant n’est-il pas déjà la marque d’un nouvel élan pour la décentralisation et la démocratie locale ? N’était-ce pas là l’objectif premier recherché ? Un objectif annoncé par le Président de la République dès 2012.

La nouvelle délimitation des Régions a consisté en une fusion des territoires existants sans qu’il soit encore question de laisser un département quitter une Région pour en rejoindre une autre. Pour autant, un droit d’option devrait être ouvert après 2016. Il n’a ainsi jamais été question de conduire une réforme à  marche forcée mais plutôt d’enclencher un nouveau processus de décentralisation qui s’enrichit progressivement, et dans la concertation.

Une réforme territoriale est donc à l’œuvre, une réforme qui trace des perspectives d’avenir pour nos territoires, des territoires qui sont des composantes d’une République indivisible dont l’organisation est décentralisée. Les Régions françaises de demain devront être repositionnées dans une dimension européenne. Elles devront être armées pour faire face aux enjeux qui nous occupent et qui irriguent nos territoires : contribuer au redressement économique de la France ; renforcer les solidarités territoriales et humaines ; simplifier et clarifier l’organisation administrative de la France pour gagner en efficience.

Seules des Régions fortes, et capables d’engager des coopérations interrégionales en Europe, pourront contribuer au rayonnement économique et à l’attractivité des territoires. Seules de telles Région seront en capacité d’investir dans les infrastructures nécessaires au développement des territoires.

Et c’est bien cette France des territoires, moteurs d’une action publique efficace qui est en train de se dessiner. Et la Bretagne en sera. N’est-ce pas là l’essentiel ?