Aller au contenu principal

Archives de

Alain Vidalies, un Ministre à l’écoute de la filière pêche

IMG_1880

Vendredi dernier, c’est à l’aube qu’Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé de la pêche, a foulé les quais du Guilvinec, accompagné des membres de son Cabinet. Il a pris tout le temps nécessaire pour arpenter les allées animées de la criée, découvrir la diversité des espèces qui font la renommée du premier port de pêche fraiche de France et échanger avec les personnels qui font de la criée un espace de travail, un lieu d’échanges commerciaux mais aussi un lieu d’échanges humains.

Après une visite du Bara Zur, navire de l’Armement Bigouden, la délégation a mis le cap sur l’entreprise Meralliance où Alain Vidalies a pu mesurer la nécessaire réactivité du mareyage bigouden qui sait être présent sur de nombreuses places de vente. Il a également pu apprécier la spécificité du travail de préparation du produit de la pêche et la réelle technicité des personnels présents.

A l’issue de cette visite, les différents acteurs de la filière pêche (représentants institutionnels, organisations professionnelles, chantiers navals, mareyeurs,…) ont exposé leurs attentes à Alain Vidalies : nécessaire renouvellement de la flottille, répartition des quotas de pêche pour 2015, mise en œuvre opérationnelle du FEAMP, inquiétudes sur la mise en œuvre concrète du « zéro rejet », …

Malgré sa prise de fonctions encore récente, Alain Vidalies a su montrer à l’auditoire combien il avait d’ores et déjà pris la pleine mesure des enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la pêche. Il a souligné que le travail de l’Etat était de soutenir la filière et de préparer son avenir. C’est dans ce cadre qu’il a tout récemment procédé aux arbitrages concernant la ventilation du FEAMP entre les Régions, qu’il défendra les intérêts de la France lors du Conseil européen de fin d’année qui répartira les quotas de pêche pour 2015 et qu’il a annoncé la toute prochaine publication du rapport consacré au renouvellement de la flottille de pêche. Pour Alain Vidalies, ce renouvellement des navires sera LE chantier de l’année 2015.

Devant l’auditoire présent, j’ai tenu à saluer l’investissement du Secrétaire d’Etat afin que le service de santé des gens de mer soit assuré dans une dimension de proximité comme son engagement à ce que le poste de responsable des affaires maritimes du quartier du Guilvinec soit pourvu.
Un ultime échange chaleureux avec les agents locaux de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) achevait de les rassurer sur la prochaine présence de leur hiérarchie de proximité.

Décidément, c’est bien une visite attentive et respectueuse des uns et des autres qui a eu lieu ce vendredi au Guilvinec.

IMG_1956

A la rencontre des soldats du feu réunis en Congrès

congrès pompiers

Ce sont près de 400 pompiers du Finistère qui, dimanche dernier, ont mis le cap sur Pont-L’Abbé.

Une nouvelle fois, j’ai eu l’occasion de saluer l’exceptionnel engagement, l’esprit civique, des pompiers professionnels comme des volontaires, une complémentarité  qui contribue à faire de notre organisation des secours un modèle unique à préserver. Parce qu’ils jouent un rôle fondamental permettant d’assurer la relève des effectifs, les formateurs, ceux qui initient nos jeunes citoyens en devenir, ont été mis à l’honneur à l’occasion de ce Congrès. Nous les remercions collectivement de leur action.

Retrouvez, ci-dessous, mon intervention :

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Colonel, Commandant de gendarmerie,

Monsieur le Sénateur,

Monsieur le Maire,

Monsieur le Conseiller général,

Monsieur le Directeur départemental,

Mesdames, Messieurs,

 

Je vous remercie de m’avoir conviée à assister aux travaux du 56ème congrès départemental.

Cette rencontre annuelle traditionnelle est un temps fort de la vie de votre Union. C’est un moment important permettant de souligner votre esprit de corps et d’alimenter les échanges sur les conditions d’exercice de vos missions. Chacun et chacune d’entre vous est le maillon essentiel d’un service public de proximité sans pareil, un service public qui irrigue tout le territoire sans exception. Vous êtes la force du modèle français de sécurité civile, un modèle unique en Europe.

Je souhaite vous témoigner de ma reconnaissance et vous dire tout mon respect pour le travail que vous accomplissez. Nous, simples citoyens, élus, savons tous ce que l’on vous doit lorsque notre sécurité est en cause et que vous intervenez pour porter secours et sauver nos vies.

Vous êtes animés par un esprit de service public qui fait votre réputation et votre grandeur. Il y a aussi en votre sein un tissu associatif solide, des structures de solidarité qui témoignent d’une culture de l’entraide, de la générosité, du souci de l’autre dont notre République a besoin, tant les égoïsmes sont grands et conduisent au repli sur soi. Vous incarnez aussi, par votre rigueur, par vos valeurs, de précieux repères dont la République a aussi besoin.

Concernant l’organisation territoriale qui vous préoccupe, compte tenu de la réforme en cours, le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a eu l’occasion de préciser qu’il n’était pas question de remettre en cause la structuration départementale pour ce qui concerne le fonctionnement de vos services. En effet, même si les conseils généraux venaient à disparaître pour partie en 2020, l’organisation administrative de l’Etat dans le département continuerait à exister. L’Etat, en effet, doit être garant de l’égalité des citoyens face aux services publics, en considérant bien que les besoins ne sont pas de même nature partout.

Après les missions, l’organisation du service départemental d’incendie et de secours, il y a aussi les ressources humaines. Au congrès de Chambéry, un plan d’action de 25 mesures a été adopté pour s’attaquer à la fragilité du volontariat, pour élargir le recrutement. Sans les Sapeurs-Pompiers Volontaires, le service départemental d’incendie et de secours n’existe pas. Mais lorsqu’on s’engage comme Sapeur-Pompier Volontaire, avec les dimensions de citoyenneté et de service public qui s’attachent à cet engagement, il doit pouvoir y avoir des contreparties. Je crois qu’un travail est en cours sur le logement et la nécessaire disponibilité qu’appelle le volontariat de la part des entreprises. De nombreux accords ont été signés mais il faut aller plus loin.

Vous savez aussi que le combat n’est pas terminé au niveau européen sur l’application de la directive « temps de travail ».

Enfin, notre service départemental d’incendie et de secours fonctionnera d’autant mieux que la population sera responsable. Le nombre d’agressions dont vous êtes victimes en intervention est en hausse, c’est inadmissible. Il faut continuer de mener des politiques de prévention, d’éducation à l’environnement domestique notamment, rappeler que les détecteurs de fumée seront obligatoires dans les habitations à compter du 8 mars 2015. Prévenir, éduquer, chacun a un rôle à tenir en la matière et nous savons que nous pouvons compter aussi sur votre engagement à le faire.

Je veux enfin saluer les anciens qui, bien qu’ayant raccroché leurs bottes et leurs casques, ont su conserver leur état d’esprit. Je veux aussi saluer la relève, les jeunes sapeurs-pompiers, garçons et filles qui, sur leur temps de loisirs, ont fait le choix de se former aux techniques de secours et pour lesquels les valeurs de civisme et d’engagement ne sont pas de vains mots.

Bon congrès à tous.

Adoption du PJL sur la transition énergétique à l’Assemblée

Réforme emblématique du quinquennat, la loi sur la transition énergétique pour une économie verte a été adoptée ce mardi par une large majorité : 314 voix pour et 219 contre. Ce vote est la concrétisation d’un travail de co-construction entre le gouvernement et les parlementaires. Les multiples amendements votés en commissions et en séance sont venus renforcer un projet de loi décisif pour l’avenir de la France : une écologie sociale qui allie performance économique, soutien aux ménages et préservation de l’environnement. Alors que se tiendra en 2015 à Paris la Conférence Climat, ce texte, qui doit poursuivre son parcours parlementaire, est un signal fort de l’engagement de la France.

Lire la Suite

Le CICE, un dispositif à pérenniser

CICE-campagne Mis en place en 2012 à la suite du rapport Gallois, le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) a pour ambition de renforcer la compétitivité de nos entreprises et de favoriser l’emploi en allégeant le coût du travail. Il prend la forme d’un allègement d’impôt (6% à partir de cette année) proportionnel à la masse salariale comprise entre 1 et 2,5 SMIC. Le dispositif est encore trop récent pour être évalué mais un premier bilan d’étape est possible et celui-ci apparaît globalement positif (cf : mission parlementaire sur le CICE). Les cibles atteintes En ciblant les bas salaires, le CICE bénéficie particulièrement aux secteurs de l’économie productive. Dans les transports, la construction, la métallurgie ou la restauration, plus de 70% de la masse salariale est éligible au CICE. Les entreprises jouent le jeu Le CICE est a priori bien orienté vers l’emploi et l’investissement. Les entreprises jouent le jeu. Les premières enquêtes permettent d’avancer que 42% des entreprises comptent utiliser les fonds libérés par le CICE pour renforcer leurs investissements, 37% comptent l’utiliser pour la création d’emplois ou la formation des salariés. Des améliorations encore possibles Certains bénéficiaires potentiels ne savent pas encore que le CICE leur est ouvert. C’est le cas de certaines PME et TPE qui ne disposent pas forcément des moyens d’une veille juridique. D’autres, induits en erreur par l’intitulé « crédit », pensent qu’il s’agit d’un crédit qui se rembourse ! L’information en direction des entreprises doit donc encore être améliorée. De plus, le CICE n’est pas ouvert aux entreprises du secteur non lucratif. Les entreprises de l’économie sociale et solidaire ne peuvent par conséquent pas en bénéficier. L’égalité de traitement entre secteurs lucratifs et non lucratifs est une piste à explorer. Enfin, pour éviter le dévoiement du dispositif et s’assurer qu’il n’est pas utilisé pour verser des dividendes, il faut être capable de tracer l’utilisation comptable des sommes perçues au titre du CICE. Le rapporteur de la mission parlementaire sur le CICE, Yves Blein, propose d’associer les commissaires aux comptes à cette exigence en les chargeant d’indiquer dans les comptes de l’entreprise l’usage fait du CICE, ce qui permet de bien vérifier qu’il sert l’investissement et l’emploi. ZOOM sur les chiffres : au 31 août 2014, dans le Finistère, 3983 entreprises de l’impôt sur les sociétés ont bénéficié du CICE, pour un montant supérieur à 62 millions d’euros. A l’échelle de la Bretagne, le Finistère représente 25 % des entreprises soutenues au titre du CICE et 32 % du montant versé. Sur le plan national, 417 310 entreprises ont déjà actionné le CICE.