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Les crédits « pêche » du budget de la France pour 2015 sont à la hauteur

Je suis intervenue jeudi dernier en commission élargie à l’Assemblée Nationale pour présenter les crédits alloués à la pêche du budget de la France pour l’année 2015. Moment fort du temps législatif, l’occasion n’a pas manqué de rappeler l’engagement du gouvernement et de sa majorité pour le développement d’un secteur de la pêche à la fois fort et durable.

Je me félicite du maintien de ces crédits d’un montant de 47.9 millions d’euros, soit une légère baisse de 0.2% par rapport à l’année 2014 dans un contexte de réduction des dépenses publiques. J’ai rappelé les priorités impulsées par la nouvelle politique commune de la pêche européenne (PCP) et l’organisation commune des marchés (OCM) : une meilleure gestion des stocks, l’interdiction des rejets dès janvier 2015 de certaines espèces de poissons, une meilleure adaptation de la production à la demande et l’utilisation progressive de bateaux économes en énergie.

Cette volonté politique d’une pêche plus durable s’accompagne d’un maintien des crédits alloués à la recherche et au suivi statistique conduits par l’Etat, les entreprises, l’Ifremer, le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et l’Institut de Recherche et Développement (IRD) pour une expertise scientifique de haut-niveau. L’objectif est de mieux connaître la réalité des stocks pour protéger nos ressources halieutiques tout en préservant le secteur de la pêche de la surinterprétation du principe de précaution trop souvent mis en œuvre par l’Union Européenne.

C’est pourquoi le gouvernement, connaissant les difficultés du secteur, a décidé de maintenir 48% des crédits « pêche » aux interventions économiques et a commandé un rapport à l’administration sur les conditions du renouvellement de la flotte française.

Oeuvrons ensemble, Etat et Régions, pour rendre désormais opérationnel le Fonds Européen pour la Pêche (FEAMP). J’ai transmis à Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, ces interrogations légitimes des pêcheurs. Je n’ai pas manqué de lui redire mon soutien pour les négociations européennes des quotas de pêche à venir.

Cette attention du gouvernement et de sa majorité est la suite logique de l’action ministérielle menée par Frédéric Cuvillier. Son travail rigoureux a permis à la France d’obtenir en juin dernier une enveloppe financière de 588 millions d’euros du FEAMP en augmentation de 70% pour la période 2014/2020 par rapport à celle obtenue par la précédente majorité pour le FEP (Fonds Européen pour la Pêche).

La politique par la preuve, voilà ce à quoi le gouvernement et le parlement travaillent quotidiennement. Réjouissons-nous de cette ambition et soyez sûrs, en tant que présidente du groupe d’étude Pêche à l’Assemblée Nationale, que ma vigilance est la plus totale.