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Accentuer encore la lutte contre les violences faites aux femmes

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Cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes doit nous interpeller collectivement sur l’ampleur de ce fléau, sur l’horreur du quotidien auxquelles sont confrontées bien trop de femmes, de tous âges et de tous milieux.

De très nombreuses actions sont déployées, notamment en matière de prévention, mais chaque année, ce sont encore plus de 216 000 femmes qui sont victimes de violences commises par leur partenaire. 86 000 femmes rapportent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol, et seules 10 % d’entre elles déposent plainte.

Ces chiffres soulignent l’ampleur de ces violences inacceptables qui ont de très lourdes conséquences sanitaires, psychologiques, économiques et sociales. Protéger les femmes  victimes de violences, c’est leur permettre de trouver de l’aide, de reprendre leur vie en main, de passer de la détresse et de l’emprise à l’autonomie et à la liberté.

Ces violences sont l’expression la plus grave des inégalités entre les femmes et les hommes.

Voilà pourquoi lutter contre les violences faites aux femmes, c’est d’abord se battre pour l’émancipation des femmes. De toutes les femmes.

Depuis deux ans et demi, le Gouvernement a fait de la lutte contre les violences une priorité.

Cette priorité se traduit par le doublement des moyens dédiés à la lutte contre ces violences: 66 millions d’euros sont mobilisés sur trois ans. De même, le Gouvernement met en œuvre des actions ambitieuses et innovantes avec les associations et les professionnels concernés.

La loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes du 4 août 2014 a permis de consolider les dispositifs de protection en direction des victimes.

Le 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016), présenté en novembre 2013, a fixé trois priorités : organiser l’action publique pour qu’aucune violence déclarée ne reste sans réponse; protéger les victimes en assurant leur mise à l’abri et en leur fournissant un accompagnement spécifique; sensibiliser la société pour que les violences faites aux femmes ne soient ni une fatalité ni un tabou.

Les violences faites aux femmes nécessitent la mobilisation de tous. C’est un enjeu majeur pour notre pays, pour notre société et pour l’égalité.