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Une proposition de résolution pour réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe

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Il y a quarante ans, Simone Veil montait à la tribune de l’Assemblée pour défendre devant les député-e-s le projet de loi relative à l’interruption volontaire de grossesse, un texte dépénalisant l’IVG et créateur d’un droit fondamental pour les femmes. Aujourd’hui même, ma collègue Catherine Coutelle, Députée de la Vienne et Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, présentera une proposition de résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe.

Signée par les présidents de chaque groupe politique siégeant dans l’Hémicycle (PS, UMP, UDI, Ecologistes, Radicaux et Communistes), cette proposition de résolution constitue un acte politique fort car fédérateur ce qui ne lui conférera que plus de portée.

Au niveau national, réaffirmer le droit à l’IVG est une vraie responsabilité. Cette réaffirmation est capitale pour soutenir, dans leur vie quotidienne et leurs combats, les femmes et jeunes femmes, les militants associatifs, les professionnels de santé, et pour faire en sorte que l’accès à l’IVG, droit longtemps concédé, devienne un droit réel.

En effet, quarante ans après son adoption, le droit à l’avortement, souvent contesté, demeure, dans les faits, fragile. Les récentes remises en cause en Europe, notamment par le gouvernement conservateur espagnol, rappellent l’importance de la nécessaire mobilisation pour le droit à la santé, pour les droits des femmes à disposer librement de leurs corps et pour l’accès universel à la planification familiale.

Dans de nombreux pays encore, la situation en matière d’avortement est telle que la décrivait Simone Veil le 26 novembre 1974 : « la situation actuelle est mauvaise. Je dirai même qu’elle est déplorable et dramatique ». Les femmes, sans risquer leur propre vie, doivent pouvoir décider si elles veulent, et quand elles veulent, avoir un enfant.

Le droit de disposer de son corps, le droit de prendre librement des décisions autonomes sur sa santé, sans crainte de discriminations, de violences, de coercitions, sont des droits fondamentaux. Ils impliquent en particulier l’accès aux services de santé, à une information accessible de qualité, aux méthodes modernes de contraception et à un avortement sûr et légal. Ils ont un impact positif sur l’éducation, l’émancipation et l’autonomie financière des femmes, l’égalité femmes-hommes, la santé, et le développement économique et social.

Par l’adoption de cette résolution, la France entend réaffirmer son engagement à défendre et promouvoir l’accès sûr et légal à l’avortement, et à faire progresser les droits des femmes dans l’ensemble de nos sociétés, en France, en Europe et dans le monde.