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Manuel Valls à Brest. L’Etat s’engage pour la Bretagne.

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Jeudi dernier, j’étais à Brest à l’occasion de la visite du Premier Ministre Manuel Valls.

Avant une rencontre avec les représentants de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) pour leur réaffirmer le soutien de l’Etat à l’association, puis la présentation du projet d’aménagement du port de Brest et enfin, la visite de DCNS pour y découvrir les hydroliennes et les potentialités des Energies Marines Renouvelables, la journée a débuté par une rencontre avec les acteurs institutionnels, économiques et sociaux de la région. Cette rencontre a été l’occasion de dresser un premier bilan du Pacte d’avenir pour la Bretagne signé le 13 décembre 2013.

Avant la prochaine signature du contrat de projet Etat-Région (CPER) 2015-2020, le Premier Ministre et le Président de la Région ont formalisé un nouveau protocole d’engagements constitué de mesures fortes :

–  le CPER 2015-2020 traduira les engagements du Pacte d’avenir autour des priorités que sont la mobilité ferroviaire et routière, l’enseignement supérieur et la recherche, la transition écologique et énergétique, le numérique, l’emploi des publics les plus fragiles et, enfin, la réduction des inégalités entre les territoires ;

–  plus de 3 milliards d’euros de subventions publiques en Bretagne d’ici 2020 : CPER, fonds Européens, contrat de partenariat entre la Région et les Pays, financement apportés par BPI France dans le cadre du Plan pour l’avenir agricole et agroalimentaire de la Bretagne (P3AB) ;

– engagement de l’Etat à faire de Brest LE pôle mondial des sciences et technologies de la mer et confirmation du transfert du siège social de l’Ifremer d’Issy-Les-Moulineaux vers Brest.

La concertation autour du CPER va se poursuivre et permettra d’associer toutes les collectivités.

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Retrouvez, ci-dessous, le protocole signé le 18 décembre dernier.

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Revalorisation des salaires de l’aide à domicile : une reconnaissance pour les personnels

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Le mois dernier, j’avais saisi Madame la Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes de la situation des salariés du secteur de l’aide à domicile en raison de l’absence d’agrément de l’avenant à la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile.

La décision gouvernementale intervenue le 10 décembre dernier autorise l’agrément et va permettre de procéder aux revalorisations de salaire que les aides à domicile ont toute légitimité à attendre.

Cette mesure revalorise la valeur du point de 1 % à compter du 1er juillet 2014. Sur la base d’un temps plein au SMIC, cela représente une hausse d’environ 130 € net par an. L’effet sera donc rétroactif : ce qui va permettre aux personnels de percevoir, sur le salaire de janvier 2015, le complément alloué depuis le 1er juillet 2014. Cette mesure profitera aux 230 000 salariés (145 000 équivalents temps plein) de cette branche professionnelle (dont 97 % sont des femmes) qui œuvrent au quotidien, y compris dans les territoires les plus isolés, pour accompagner à leur domicile les personnes fragilisées, en majorité des personnes âgées, qui souhaitent vivre chez elles le plus longtemps possible.

Cette décision de revalorisation est une mesure concrète en faveur du pouvoir d’achat et de l’emploi dans le secteur non lucratif de l’aide et des soins à domicile auprès des publics fragiles. C’est, à l’évidence, une reconnaissance par les pouvoirs publics des efforts de professionnalisation et d’évolution du secteur qui conduit à une valorisation des métiers liés au grand âge.

Résolution parlementaire pour une reconnaissance de l’État de Palestine : une initiative en faveur de la paix

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A une très large majorité (339 votes pour – 151 votes contre), l’Assemblée nationale a adopté cette semaine une résolution invitant le Gouvernement français à reconnaitre l’État de Palestine. Cette résolution, à l’initiative du groupe socialiste, défend la coexistence de deux Etats, Israël et la Palestine, dans des frontières sûres et reconnues et représente un pas supplémentaire vers le règlement du conflit au Moyen-Orient.

A l’heure où la Suède, l’Espagne, le Royaume-Uni…  ont déjà reconnu l’Etat de Palestine, le temps était venu d’engager la France dans cette même voie. Nous ne nous résignons pas à voir l’horizon de la paix reculer un peu plus chaque jour et, nous le disons avec force, la coexistence de deux Etats dans des frontières reconnues est la seule issue possible à ce conflit.

Lors du débat parlementaire, le Ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est clairement engagé sur un calendrier précis pour la reconnaissance de la Palestine. Dans un délai de deux ans, la France proposera une grande conférence internationale pour le règlement de la paix au Moyen Orient. Si l’issue des négociations internationales n’est pas favorable, la France reconnaîtra unilatéralement l’Etat de Palestine.

Oui, nous sommes fiers de l’adoption de cette résolution d’initiative parlementaire en faveur de la paix.

Garantie jeunes : ça marche, on accélère.

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Dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, le gouvernement a mis en place l’an passé la « Garantie Jeunes » afin qu’aucun jeune ne reste sans solution de formation ou d’emploi.

Cette mesure forte s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans en situation de précarité qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi, et qui sont identifiés par les Missions Locales comme de potentiels bénéficiaires.

Ce dispositif propose aux jeunes un accompagnement renforcé vers l’emploi. Il s’agit de leur garantir l’accès à de premières expériences professionnelles et formations pour qu’ils construisent progressivement leur projet professionnel. Le dispositif est complété par le versement d’une allocation à chaque jeune afin de sécuriser et de stabiliser sa situation (433,75 € par mois, cumulable avec des revenus d’activités jusqu’à 300 €).

Cette année, la mesure aura été expérimentée dans 10 territoires, dont le Finistère par l’intermédiaire du Conseil Général, avec le soutien de tous les parlementaires du département. 1 003 jeunes Finistériens sont concernés : 413 sur le Pays de Brest, 375 sur la Cornouaille, 130 sur le Pays de Morlaix et 85 sur le Centre Ouest Bretagne. A l’échelle nationale, 8 500 personnes en ont déjà bénéficié en 2014.

L’expérimentation étant un succès, le Gouvernement prévoit aujourd’hui d’étendre la Garantie jeunes à 10 nouveaux territoires dès le 1er  janvier 2015. Puis, 51 territoires supplémentaires entreront dans le dispositif, l’objectif étant de soutenir 50 000 jeunes en 2015 et 100 000 à l’horizon 2017.

Ce dispositif constitue pour les jeunes un parcours intensif d’accès à l’emploi et à la formation. C’est une mesure clé en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes les plus éloignés de l’emploi.

C’est aussi la traduction de la volonté affichée par le Président de la République : faire en sorte que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012.