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L’Union Hospitalière de Cornouaille : Mythe ou réalité ?

Aujourd’hui, une délégation du comité de soutien de l’hôpital de Douarnenez sera reçue au Cabinet de Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes afin d’échanger sur la situation de l’hôpital de Douarnenez, et principalement sur celle de son service de chirurgie.

Je suis évidemment satisfaite que cette demande d’audience formulée le 27 janvier 2015, et que j’ai relayée auprès de la Ministre le 29 janvier dernier, soit honorée. Il est toujours important que l’échelon central qu’est l’Etat puisse entendre et recueillir les attentes de la population servie, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir d’un service public essentiel. Je serai attentive aux conclusions de cet entretien afin que la meilleure réponse, une réponse d’intérêt général, soit apportée.

Mais cette réponse, je suis convaincue qu’elle doit avant tout être construite localement, en lien étroit avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), avec les acteurs de l’Union Hospitalière de Cornouaille (UHC), engagés dans une coopération actée le 3 novembre 2011 et confirmée le 10 janvier 2014. Cette coopération a notamment donné naissance au Bloc Opératoire de Cornouaille (BOC) dans le cadre d’un Groupement de Coopération Sanitaire de Chirurgie, où chaque établissement hospitalier avait bien une place à tenir.

Force est de constater que la chirurgie de service public en Cornouaille est progressivement passée d’une forme de coopération à une forme de concentration des moyens sur Quimper, au détriment des hôpitaux de proximité de Pont-L’Abbé et de Douarnenez.

Il n’est pas acceptable que les engagements en matière de coopération sanitaire territoriale ne soient pas localement tenus ; cela génère un risque de déséquilibre de l’offre de soins sur la Cornouaille.

Je déplore donc que le Maire de Quimper, Président du Conseil de Surveillance du CHIC, Président de l’UHC, attentif au devenir de la Cornouaille, n’ait pas encore donné suite à ma demande du 12 décembre 2014 consistant à tracer des perspectives pour la Cornouaille sanitaire.

14.0300 – Pt CHIC Quimper – chirurgie en Cornouaille

NB : UHC : Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille, hôpital de Douarnenez, Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé, établissement public de santé mentale Etienne Gourmelen et centre de soins de suite Jean Tanguy de Saint-Yvi

Les pôles de compétitivité, moteurs de la croissance dans nos territoires

Je suis intervenue le 18 février 2015 en Commission des Affaires Économiques pour interpeller la Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche sur la situation financière des pôles de compétitivité.

Les pôles de compétitivité sont des moteurs formidables pour stimuler la recherche, l’innovation et la croissance industrielle sur nos territoires. Ils réunissent les entreprises, des laboratoires de recherche et des centres de formation pour innover dans les secteurs économiques de demain. La Bretagne accueille par exemple quatre pôles dédiés aux secteurs innovants de notre région : l’agroalimentaire, l’économie maritime, les technologies de l’information et la filière automobile de l’Ouest.

Les  financements publics sont issus à la fois des dotations de l’Etat mais également des régions qui sont en charge de labelliser les pôles.

Cependant, les financements de l’Etat n’ont cessé de diminuer ces dernières années au profit de financements régionaux. De nouveaux critères sont également en place pour obliger les pôles à financer des projets au sein de la région labellisatrice. Or, certains pôles de compétitivité comme le pôle Aquimer en région Nord-Pas-de-Calais, dédié aux produits de la mer et de la pêche, finance des projets de recherche et développement sur tout le territoire national, en Bretagne ou sur la côte méditerranéenne.

J’ai ainsi interpellé la Secrétaire d’Etat sur l’avenir financier des pôles de compétitivité.

Elle a répondu que le gouvernement travaille pour aller vers une plus grande efficacité de la dépense publique. Il s’agit d’aller vers plus d’autofinancement comme cela était prévu lors de la création des pôles de compétitivité en 2005 et de réduire la taille du millefeuille territorial français qui touche aussi le secteur de la recherche. Elle a confirmé que les spécificités des territoires et de chaque pôle seront néanmoins bien prises en compte.

Visite aux bénévoles des restos du cœur de Pont-L’Abbé : mobilisation et dévouement rythment le quotidien

090215 visite aux restos du coeur PA

Au cœur de cette 30ème campagne hivernale des Restos du cœur, je me suis rendue lundi matin à la rencontre des bénévoles du centre de Pont-L’Abbé, un centre qui irrigue une vingtaine de communes et qui accueille actuellement 223 familles. J’ai été accueillie par Marcel Dilosquer, responsable de la structure locale, pour un temps d’échanges avec une dizaine de bénévoles, celles et ceux qui oeuvrent au quotidien à la récupération et à la distribution des produits alimentaires destinés aux bénéficiaires inscrits.

J’ai tenu à saluer leur action d’accompagnement et de soutien moral aux plus fragiles, à souligner le rôle important des Restos du cœur dans le dispositif de lutte contre les exclusions et la pauvreté. J’ai entendu leurs inquiétudes et mesuré les problématiques auxquelles « les Restos » sont confrontés au quotidien : ressources financières insuffisantes, diminution du nombre de produits mis à la distribution, refonte du programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD devenu FEAD), impossibilité d’accéder au poisson invendu sous criée, défaut d’organisation du don en nature des grandes surfaces, lutte contre le gaspillage alimentaire…

Sur ce point, mon collègue Guillaume Garot, Député de Mayenne, déposera le mois prochain une proposition de loi visant à lutter contre le gaspillage alimentaire, permettant de lever les freins qui jalonnent encore trop la chaîne alimentaire et généralisant les expérimentations déjà mises en place dans le cadre du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire lancé en juin 2013. C’est une stratégie globale que nous devons ainsi continuer de déployer.

Dans cette optique, le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté adopté en janvier 2013 est poursuivi dans ses trois dimensions : réduction des inégalités, accompagnement vers l’insertion, coordination de l’action sociale et valorisation des acteurs.

L’accès des plus démunis à de meilleures conditions de vie, dans la dignité et sans stigmatisation, constitue l’une de nos priorités pour assurer la cohésion sociale. Sur le terrain, les associations caritatives, comme les Restos du cœur, sont des rouages complémentaires essentiels permettant de la faire vivre au quotidien.

Quelques chiffres :

Au niveau national : 2090 centres – 67 600 bénévoles – plus d’un million de personnes inscrites

En Pays Bigouden : centre de Pont-L’Abbé – 3 rue du Menhir – 02 98 66 15 67 – Ouvert les mardis et vendredis en matinée

40 bénévoles – 223 familles soutenues (31 salariées – 24 retraitées – 86 au RSA – 70 monoparentales,…).  – 35 à 40 % des bénéficiaires résident à Pont-L’Abbé – 12 à 17 % à Penmarc’h – 10 à 15 % au Guilvinec – 10 à 15 % à Plonéour-Lanvern ,…

Les marques de distributeurs désormais incluses dans la clause de renégociation

Le vendredi 30 janvier 2015, l’amendement que j’ai proposé dans le cadre de l’examen en séance publique de la loi croissance et activité à l’Assemblée nationale a été adopté.

Cet amendement vise à clarifier l’application d’une mesure que nous avions introduite dans la loi sur la consommation. Il s’agit de la clause de renégociation des contrats de vente entre fournisseurs et distributeurs en cas de fluctuation du prix des matières premières qui sera désormais applicable aux produits de marques de distributeurs.

En effet, le décret d’application de la loi consommation les avait exclus de la clause de renégociation. Autrement dit, dans le cas d’une augmentation du prix du blé, une marque nationale avait la possibilité de répercuter cette hausse sur les prix du distributeur contrairement à un fournisseur produisant des produits de marques de distributeurs !

Or, pour certains industriels comme les charcutiers, les « contrats marque de distributeurs » représentent plus de 60% de leur production.

L’amendement comporte également une disposition de simplification qui exclut la clause de certains marchés disposant déjà de mesures compensatoires. Cela concerne notamment le marché au cadran du porc ou la cotation régionale du bœuf.

Cet amendement s’inscrit ainsi dans l’esprit du projet de loi croissance et activité qui vise à restaurer une concurrence plus juste et plus saine dans notre pays. Il contribue en outre à rééquilibrer les relations commerciales entre distributeurs et fournisseurs, conformément à l’esprit initial de la loi sur la consommation.