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Visite de la Maison d’arrêt de Brest accompagnée par des journalistes : une première

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Depuis 2000, nous, parlementaires, disposons d’un droit nous permettant de nous rendre lorsque nous le souhaitons dans tout lieu de détention (locaux de garde à vue, centres de rétention, zones d’attente, établissements pénitentiaires et centres éducatifs fermés). Grâce à la loi du 17 avril 2015, nous pouvons désormais être accompagnés, à l’exception des locaux de garde à vue, par un ou des journalistes.
C’est désormais chose faite. Le 26 juin dernier, je me suis rendue –avec mes collègues Patricia ADAM et Jean-Luc BLEUNVEN – à la Maison d’Arrêt de Brest. Deux journalistes ont alors pu entrer et découvrir l’intérieur de cet établissement pénitentiaire.
La Maison d’Arrêt de Brest prend en charge 7 détenus mineurs (dont deux passaient leur épreuve du brevet lors de notre venue), 14 femmes et 275 hommes (pour 202 places concernant ces derniers). Le taux de surpopulation n’est plus celui qu’il a été. Le directeur d’établissement, Richard MENAGER, a fait remarquer que « depuis 18 mois, on n’a plus de matelas au sol. Il y a encore quelque temps on n’en avait encore dix ».
L’enjeu de la prison reste la réinsertion. La Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Madame Christiane TAUBIRA, a ainsi proposé une réforme pénale en ce sens : favoriser la réinsertion des personnes condamnées en permettant à certaines d’entre elles de ne pas être enfermées tout en étant soumises à des obligations et à un suivi renforcé de la part des conseillers de probation. D’ici à 2017, grâce à cette politique ambitieuse, ce seront 4000 détenus en moins dans les établissements pénitentiaires en France.
A la Maison d’Arrêt de Brest, 91 hommes écroués ne sont pas enfermés mais sous surveillance électronique permettant ainsi de ne pas augmenter la surpopulation tout en favorisant la réinsertion sociale de ces condamnés.
Le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, chargé de suivre 2000 personnes dans le Finistère est très satisfait du partenariat associatif existant sur le territoire « qui fait un très bon travail ». Arnaud BERNARD, son directeur, souhaiterait plus de collaboration avec les services sociaux afin d’améliorer la prise en charge des détenus.
Aussi, des travaux sont prévus à l’automne prochain pour un important chantier de 3 ou 4 ans à hauteur de 5,8 millions d’euros : d’importantes rénovations sur la toiture et les terrasses qui souffrent de problèmes d’étanchéité et la création d’une unité sanitaire. Ainsi, ce petit hôpital de 620 m2 évitera les extractions médicales qui nécessitent d’importants moyens humains et permettra un meilleur accès aux soins aux détenus.