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Table-ronde à l’Assemblée sur le « Fait maison »

Mercredi 24 juin, dans le cadre de ma Commission, j’ai participé à la table ronde sur le thème du « fait maison ». Cette table-ronde avait pour objectif de réunir les acteurs du secteur et d’échanger sur la récente rénovation du dispositif par Carole Delga (ancienne Secrétaire d’état chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire). Elle a réuni M. Bruno Geeraert, chef du bureau de l’artisanat et de la restauration à la Direction générale des entreprises, M. Didier Chenet, président du syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat), M. Jean Terlon, vice-président de la branche restauration de l’union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), Mme Brigitte Troël, déléguée générale du GéCo (Les industriels au service de la restauration), membre de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) et M. Olivier Andrault, chargé de mission alimentation de l’Union fédérale des consommateurs (UFC) Que Choisir.

Le « fait maison » a été créé par l’article 7 de la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation dont j’étais co-rapporteure. Cette mention permet aux restaurateurs de signaler les produits élaborés sur place à base de produits bruts.

Cette disposition a un double objectif, mieux informer le consommateur et valoriser le travail des restaurateurs et le savoir-faire des cuisiniers.

Un décret publié le 11 juillet 2014 suivi d’un autre publié le 6 mai 2015 ont précisé la notion de « fait maison » en définissant notamment quelles caractéristiques devaient remplir les produits bruts. Le second décret est le fruit d’une large concertation au sein du Comité de filière dédié à la restauration, il a permis la rénovation du dispositif, le premier décret d’application ayant ainsi été simplifié afin de le rendre plus compréhensible. Les produits bruts sont ainsi définis comme des « produits alimentaires crus ne contenant notamment à l’occasion de leur conditionnement ou de procédé utilisé pour sa conservation, aucun assemblage avec d’autres aliments, excepté le sel ». Les décrets ont prévu des exceptions notamment pour les produits que le consommateur ne s’attend pas à voir réaliser par le restaurateur lui-même, tels que les salaisons, le fromage ou le pain.

La table ronde réunissant les acteurs de la filière ainsi que des consommateurs a permis aux députés de faire le point sur l’application de la nouvelle réglementation.

Pour ma part, j’ai insisté sur la valeur de la gastronomie française, son rayonnement et son inscription en 2010 au Patrimoine immatériel de l’Unesco, le « fait maison » doit dans cette optique être un gage de qualité.

Voici mon intervention ci-dessous:

« On voit bien que le débat n’est pas clos, loin de là ! Il faudra sans doute y revenir encore pendant quelques mois.

Nous avons la chance de vivre dans un pays où les produits sont excellents et d’avoir des restaurateurs qui font une cuisine exceptionnelle. Si la gastronomie française est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, c’est bien que nous avons des professionnels de grande qualité.

Le label « fait maison » est complémentaire du label « maître-restaurateur ». Comment les professionnels envisagent-ils de faire vivre cette appellation qui permet une bonne information des consommateurs ? J’ajoute que c’est la reconnaissance et la valorisation du métier, de la formation et de la qualification des restaurateurs.

Sur les marchés, dans les halles, les traiteurs sont également concernés par la mention « fait maison ». Qu’en pensez-vous ? Comment le SYNHORCAT et l’UMIH envisagent-ils de le mettre en œuvre ? Quelles sont ses chances de succès ?

La secrétaire d’État avait parlé d’une première étape indispensable. Monsieur Geeraert, quelle serait la seconde, s’il devait y en avoir une ? »

Retrouvez l’ensemble du débat et les réponses des intervenants aux parlementaires en cliquant ici.

Pour plus d’informations à destination des professionnels comme des consommateurs, le site du Ministère sur le « Fait maison ».