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Mon intervention à la table ronde sur la crise agricole

La Commission des affaires économiques organisait mercredi 22 juillet une seconde table-ronde sur la crise agricole. Nous nous étions réunis sur ce même thème, deux semaines plus tôt, en invitant contrôleurs et observateurs (l’Observatoire du prix et des marges, la Commission d’examen des pratiques commerciales, le médiateur des relations commerciales agricoles et l’autorité de la concurrence). Cette seconde table-ronde vient compléter la première en réunissant les professionnels du secteur.

Retrouvez la vidéo et le texte de mon intervention ci-dessous:

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Mercredi 22 juillet 2015 par aleloch

Mme Annick Le Loch. Tout d’abord, je souhaite m’adresser aux distributeurs puisque je corédige un rapport, qui sera présenté en octobre, sur la première année d’application du volet de la loi sur la consommation consacré aux relations entre les fournisseurs et les distributeurs. Je souhaite vous faire part de mes premières conclusions sur la campagne de négociations de 2015, qui s’est déroulée dans un cadre juridique renforcé. Hormis pour les PME, elle a été aussi conflictuelle que les précédentes – voire pire encore, selon certains de vos fournisseurs – du fait de rapprochements de centrales d’achats.

J’en ai acquis deux convictions.

D’une part, la guerre des prix à laquelle se livre la grande distribution ne profite à personne, surtout pas aux fournisseurs qui voient leurs marges s’amoindrir pour faire face aux exigences toujours plus grandes des distributeurs. Nous en voyons les conséquences sur l’amont des filières, notamment au niveau des productions agricoles.

D’autre part, la loi ne réglera pas tout. Il faut sortir de l’hyper-conflictualité des relations commerciales pour développer des partenariats économiques, créer de la confiance. Il faut changer d’état d’esprit : négocier et non tuer, et le faire loyalement. Il s’agit de créer de la valeur tout au long de la chaîne de production, de l’agriculteur au distributeur. À cet égard, je veux saluer la méthode du Gouvernement et du ministre : renfort de la médiation adoptée dans la loi d’avenir pour l’agriculture ; organisation de tables rondes ; création de comités de suivi.