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La France renforce son soutien à ses agriculteurs

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Le 3 septembre, une partie du monde agricole a exprimé son désarroi en rejoignant la capitale en tracteur. Les responsables syndicaux de la FNSEA et des JA ont été reçus par le Président de l’Assemblée nationale et par le Premier ministre. C’est devant l’Assemblée nationale qu’avec d’autres parlementaires, j’ai rencontré, écouté et échangé avec les agriculteurs de la France entière venus exprimer leurs difficultés et inquiétudes.

Le Premier ministre a annoncé le renforcement du plan de soutien : une série de mesures pour aider les agriculteurs. La priorité est de poursuivre l’enrayement de la baisse des prix. La pression sera maintenue pour que les engagements de hausses de prix annoncés par les industriels et les distributeurs soient tenus. Les mesures d’urgence vont être renforcées :

  • Doublement des prises en charges des intérêts : 100 millions d’euros au profit des agriculteurs endettés ;
  • Report total des annuités de 2015 ;
  • Triplement de la prise en charge des cotisations agricoles soit 50 millions d’euros au profit des plus petites exploitations ;
  • 350 millions d’euros par an pendant 3 ans pour l’investissement dans les exploitations en partenariat avec l’Europe et les régions ;
  • 50 millions d’euros en tout pour moderniser les outils d’abattage-découpe ;
  • Simplification des normes environnementales ;
  • Plus aucune surtransposition de directives européennes.

Mais au retour de Paris, et suite au plan de soutien, les inquiétudes ne sont pas retombées.

Le Conseil des ministres européens de l’Agriculture qui a lieu aujourd’hui à Bruxelles à l’initiative du Président de la République sera déterminant. Le Ministre de l’Agriculture réclamera des mesures d’urgence à effets immédiats pour faire remonter les prix. Le relèvement du prix d’intervention du lait, les actions en faveur de l’exportation et les conséquences de l’embargo russe seront les points cruciaux de cet échange.

Mais en période de surproduction, comme actuellement, ne doit-on pas se poser la question d’une régulation, d’une baisse de production qui serait acceptée par tous ? C’est aussi l’enjeu de ce Conseil des ministres en faveur d’une nouvelle orientation de l’Europe.