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COP21 : décider ensemble de l’avenir de la planète

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Depuis hier, la France accueille 150 chefs d’Etat et de gouvernement et des milliers de délégués venus de tous les continents. C’est la première fois qu’une conférence sur le climat réunit autant d’autorités représentant autant de pays, c’est dire l’enjeu d’une telle rencontre. Il s’agit de l’avenir de la planète et de l’Humanité, de notre avenir commun.

Il nous faut prendre conscience de la gravité de la menace des dérèglements climatiques dont le réchauffement. Des conflits, des migrations pourraient provoquer un nombre de réfugiés encore jamais connu, des Etats ne pouvant plus satisfaire les besoins vitaux de leur population avec des conséquences dramatiques : famine, exode rural ou encore affrontements, autour de l’accès à l’eau notamment.

La communauté internationale s’est dotée, en septembre dernier, d’un agenda complet à travers les objectifs de développement durable qui ont été adoptés lors de l’assemblée générale des Nations Unies. 190 Etats, c’est-à-dire la quasi-totalité des pays de la planète ont formulé des plans d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au dérèglement climatique. Et tous les acteurs de la société mondiale, les collectivités locales, les entreprises, les investisseurs, les citoyens de toutes les grandes régions se sont également engagés pour le climat.

Le 12 décembre, un accord doit être trouvé à Paris afin de contenir le réchauffement climatique autour de 2°. Et l’engagement doit être solidaire. Aucun Etat ne doit pouvoir s’y soustraire. Et aucun Etat ne doit être laissé seul face au dérèglement climatique, notamment les plus vulnérables.

Comme nous l’a déclaré le Président de la République, « pour être à la hauteur de notre propre histoire », l’accord doit être « ambitieux, universel et contraignant ». Les pays émergents ne doivent pas rester en dehors du cadre et les pays riches doivent montrer l’exemple en matière de financement et de choix industriels. Cet accord doit « prendre acte des engagements actuels, puis considérer que l’accord général engage toutes les parties prenantes de manière différenciée. Ensuite, introduire un mécanisme pour évaluer, réviser, corriger les trajectoires afin de ne pas dépasser ces 2°. Il ne s’agit pas de reporter le problème aux Conférences Climat qui suivront mais de créer un rendez-vous régulier pour s’assurer que l’accord de Paris atteindra bien dans la réalité, et dans la durée, l’objectif fixé. »