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Une mission d’information pour assurer un avenir à l’élevage français

élevage porcin 2

Toutes nos filières d’élevage sont en crise depuis de longs mois, les producteurs de viande bovine, viande porcine et producteurs de lait et de légumes sont en difficulté, victimes de la volatilité des prix du fait de la suppression des instruments de régulation notamment.

J’ai accepté la mission que la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale m’a proposée pour rédiger avec Thierry BENOIT, député d’Ille-et-Vilaine, un rapport sur cette situation et faire des propositions.

Il est essentiel de rencontrer les différents acteurs, organisations professionnelles et les nombreuses parties prenantes des filières pour mieux connaître et comprendre le fonctionnement de l’agriculture française, mieux répondre aux attentes du marché et du consommateur, restaurer les marges, maintenir des prix aux producteurs sur le long terme et retrouver une agriculture rentable et pérenne. Il y a urgence pour une part significative des éleveurs, notamment en Bretagne.

Ainsi, filière par filière, depuis le mois d’octobre, nous auditionnons les groupements de producteurs, les industriels, les promoteurs de labels, les coopératives, les syndicats, les chambres consulaires, la grande distribution, la restauration collective, les experts-comptables, les centres de gestion, les instituts techniques, les interprofessions …

Il est aussi indispensable de confronter l’analyse d’universitaires spécialisés dans le domaine agricole et agroalimentaire. Les différents observatoires et le médiateur des relations commerciales n’ont pas été oubliés.

De plus, confrontés à une dimension européenne, à un marché international et à la politique agricole commune, nous nous sommes rendus à Bruxelles pour rencontrer la Commission, des membres du Parlement et des syndicats. Et nos travaux nous conduiront très prochainement en Espagne et en Allemagne.

J’ai aussi répondu à l’invitation de la récente organisation de producteurs AOP Grand Ouest à Rennes ainsi qu’à celles des différents syndicats du Finistère qui nous ont adressé leurs contributions.

J’ai assisté aux réunions des cellules d’urgence à la Préfecture du Finistère mises en place pour suivre la mise en œuvre du plan de soutien à l’élevage initié par le Ministère de l’Agriculture. En tout, 700 millions d’euros d’aides ont été attribués, répartis entre budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, auxquels s’ajoutent les 63 millions d’euros obtenus par la France lors du Conseil européen de septembre.

De plus, le secteur agricole a été grandement soutenu par les pouvoirs publics ces dernières années (allégements cotisations patronales, suppression progressive C3S, CICE, baisse des cotisations individuelles…). Mais l’ampleur de la crise est telle que le Ministre propose de réajuster les dispositifs d’accompagnement ; même si au-delà de ces aides ce que les agriculteurs réclament avant tout c’est d’être correctement rémunérés pour leurs productions.

Nous rendrons les conclusions de notre rapport sur les filières d’élevage début mars avec l’ambition d’apporter des réponses opérationnelles et pérennes à l’agriculture et à l’agroalimentaire, secteur économique essentiel pour nos territoires et notre pays.