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FILIERE PORCINE : L’ETAT ET LA REGION BRETAGNE SIGNENT UN PLAN POUR L’AVENIR

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A l’issue de trois semaines de concertation avec l’ensemble des acteurs, le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et le Président de la Région Bretagne ont signé, lundi 22 février à Rennes, un plan d’avenir pour la filière porcine en Bretagne.

Dans un contexte de déséquilibre de l’offre et de la demande qui se conjugue avec une forte concurrence européenne, les éleveurs porcins bretons ont eu un dialogue constructif avec les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs de la filière pour que des initiatives permettant d’assurer la pérennité de la production porcine en Bretagne soient prises.

L’Etat et la Région réaffirment leur détermination pour que la filière porcine conserve sa place de pilier de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Bretagne, région qui est, et doit rester, une des principales régions agricoles d’Europe.

S’appuyant sur les nombreux échanges organisés, l’Etat et la Région appellent également à la mobilisation de l’ensemble de la filière pour mener les chantiers indispensables à la réussite collective. Ces chantiers, soutenus par la puissance publique, mais qui dépendent de la profession doivent viser l’amélioration directe de la rémunération des exploitants. Ils sont au nombre de trois :

– Assurer une meilleure rémunération sur le marché intérieur et international. Pour ce faire, la Région, en lien avec les collectivités bretonnes, s’engage à favoriser les achats responsables de viande porcine dans la restauration hors domicile. L’Etat et la Région soutiendront les démarches d’innovation permettant de mieux valoriser la production (segmentation des produits, bâtiments du futur,…) et les actions permettant de mieux positionner l’offre de porc français pour favoriser sa valorisation tout au long de la filière du producteur jusqu’au consommateur. Ils soutiendront aussi le développement de la production de porcs bénéficiant de signe d’identification de la qualité et de l’origine. Enfin, ils accompagneront les acteurs de la filière pour identifier de nouveaux marchés d’exportation.

– Poursuivre l’amélioration de la compétitivité de chaque maillon de la filière. S’agissant des producteurs, la baisse des charges sociales permettra un allégement durable des charges personnelles évalué à 64 millions d’euros pour la filière porcine de Bretagne chaque année. L’Etat a par ailleurs pris la décision de convertir, au plus tard en 2018, le CICE en baisse de charges sociales, ce qui permettra aux coopératives de bénéficier d’allégement de charges de manière conséquente. Pour les abatteurs, l’Etat s’engage à conduire avec les entreprises concernées une expertise des composantes des coûts de production, en analysant les écarts entre outils bretons, et dans la mesure des données disponibles, ceux avec les outils concurrents européens, puis de rechercher conjointement les moyens de resserrer ces écarts. Sans attendre ces résultats, la Région engage un plan d’accompagnement au développement de la performance de la filière porcine, à hauteur de 30 millions d’euros, au profit des acteurs qui voudront s’en saisir.

– Encourager au regroupement de l’offre de porc vivant par une plateforme commerciale fédérative de la production bretonne. L’Etat et la Région saluent et encouragent l’initiative de cinq groupements de producteurs bretons qui proposent d’unir leur force, pour être un acteur de référence dans les négociations commerciales et ainsi assurer le meilleur équilibre possible des relations commerciales tout en favorisant la mise en œuvre d’orientations plus collaboratives au sein de l’ensemble de la filière.

La méthodologie de ce plan peut se résumer ainsi : les pouvoirs publics accompagnent des producteurs, des abatteurs et des industriels qui, ensemble, revoient leur façon de travailler. L’avenir des filières d’élevage dépend de la responsabilité de tous.