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Abattoirs : bien-être humain et bien-être animal sont liés

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Membre de la commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français, j’ai assisté le 20 septembre dernier à la présentation du rapport. Depuis plusieurs mois en effet, la situation des abattoirs français a été dénoncée par des associations de protection animale et cette alerte a été entendue par les pouvoirs publics. Une campagne nationale d’inspection des 263 abattoirs de boucherie a été menée en avril 2016 par l’administration à la demande du Gouvernement et les membres de la Commission d’enquête ont effectué des visites inopinées dans plusieurs abattoirs de volailles et de boucherie de toutes tailles pratiquant aussi bien des abattages avec et sans étourdissement. De nombreux dysfonctionnements – souvent mineurs, parfois majeurs – ont été constatés et la Commission a considéré qu’il était indispensable d’y remédier. Je me suis moi-même rendue dans les abattoirs de la circonscription.

Le rapport, qui constitue le premier travail parlementaire sur le sujet, avance 65 propositions pour améliorer le bien-être animal mais aussi celui des salariés. Il faut avant tout, selon moi, accompagner les professionnels de l’abattage vers les meilleurs techniques scientifiques possibles dans un souci de limitation de la souffrance animale. Bien être humain et bien-être animal sont liés. Il faut alors – parallèlement à la modernisation du matériel – renforcer la formation des salariés, revaloriser leurs métiers et mieux former à la protection animale les professionnels des services vétérinaires. En effet, la Commission a constaté qu’actuellement le rôle des services est tourné vers l’inspection sanitaire en priorité.

Elle souhaite que la prise en compte du bien-être animal dans la règlementation soit pensée d’une façon évolutive. Cette réflexion pourrait être initiée via la création d’un Comité national d’éthique des abattoirs qui réunirait les acteurs de la filière, des philosophes, des parlementaires, des représentants de l’administration et des représentants des cultes.

La question de l’abattage rituel a suscité un débat. Les règlementations européenne et française autorisent les abattoirs à déroger à l’obligation d’étourdir les animaux avant l’abattage au nom de la liberté des cultes. Les députés proposent, dans le respect de cette liberté, d’introduire dans la règlementation deux nouvelles techniques : l’étourdissement réversible et l’étourdissement post-jugulation (qui consiste à rendre les animaux inconscients quelques instants après la saignée).

En ce qui concerne les contrôles, le rapport recommande de les renforcer, de rendre obligatoire le contrôle vidéo dans les abattoirs. Celui-ci serait généralisé dans « toutes les zones des abattoirs dans lesquelles des animaux vivants sont manipulés », y compris les postes d’abattage. Ce contrôle doit être « encadré par la loi afin d’en délimiter strictement les finalités et éviter qu’il devienne un outil de surveillance des salariés ».

Le contrôle doit également passer par la transparence via « une plus grande ouverture aux associations, un droit de visite des parlementaires et la mise en place de comité locaux de suivi de site rassemblant les parties ».

Un comité de suivi de ces préconisations sera mis en place.

Emplois à domicile : généralisation du crédit d’impôt

aidealapersonne_01-jpgDans le cadre du projet de loi de finances pour 2017, l‘avantage fiscal visant à favoriser le recours aux services à la personne et l’emploi d’un salarié à domicile deviendra universel. Cela poursuit un double objectif : soutien à l’emploi et justice sociale pour les personnes les plus fragiles en favorisant leur accès à des services d’aide (aide-ménagère, livraison de de repas,  etc.).

Déjà, depuis le 1er décembre 2015, la réduction de cotisations sociales patronales dont bénéficient les particuliers qui emploient directement des salariés dans le cadre des services à la personne est passée de 75 centimes à deux euros par heure. Grâce à cette réduction, l’employeur est fortement incité à déclarer ses salariés : en effet, l’avantage fiscal égal à 50 % des dépenses engagées est souvent supérieur aux cotisations sociales acquittées pour les ménages qui peuvent en bénéficier.

Les personnes non actives, en particulier les retraités ou certaines personnes handicapées, ne bénéficient pas d’avantage s’ils ne payent pas d’impôt, tandis que les actifs bénéficient, quant à eux, d’un crédit d’impôt remboursable. Le gouvernement a donc décidé de transformer l’avantage fiscal pour les dépenses de services à domicile exposées à compter de 2017 en crédit d’impôt pour l’ensemble des ménages, ce qui représentera une aide supplémentaire d’un milliard d’euros. Cette mesure devrait concerner 1,3 million de ménages. Elle permettra une baisse du reste à charge sur les dépenses de service à la personne de l’ordre de 20 % en moyenne, au bénéfice des personnes modestes, principalement âgées.

Par ailleurs, cette mesure devrait permettre de créer à terme 30 000 emplois supplémentaires en équivalent temps plein dans le secteur de l’emploi à domicile.

PRIX DU LAIT : UNE REGULATION EUROPEENNE NECESSAIRE

Le 30 mars dernier, j’ai rendu avec Thierry BENOIT un rapport sur l’avenir des filières d’élevage et présenté des propositions pour améliorer les revenus des agriculteurs. Partagées par le Ministre pour la majeure partie d’entre elles, la proposition sur l’impérieuse nécessité de réguler la production de lait au niveau européen a trouvé un écho favorable pour le maintien des prix payés aux producteurs.

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Oui, l’école est un investissement d’avenir !

Photo 11524.jpgHier à Combrit, à travers ma visite aux écoles de la commune en compagnie du Maire et de l’adjoint aux affaires scolaires, j’ai tenu à souhaiter une bonne rentrée 2016 aux enseignants, aux élèves et à toutes les équipes éducatives.
Cette rentrée, comme toutes celles qui ont eu lieu depuis le début de ce quinquennat, poursuit un grand et bel objectif : celui de la réussite scolaire grâce à un déploiement de moyens sans précédent.
Les enseignants seront plus nombreux (10 711 postes créés), mieux formés et mieux rémunérés (+ 800 euros pour les enseignants du premier degré). Davantage d’enseignants, c’est aussi pouvoir mettre en place des dispositifs spécifiques comme le « plus de maîtres que de classes », pour accompagner les élèves dans l’apprentissage et la maîtrise des savoirs fondamentaux.
Les nouveaux programmes seront plus consistants ; l’évaluation sera plus claire et le nouveau collège mettra l’excellence éducative au service de la réussite de tous les élèves. La lutte contre l’échec scolaire nécessite de consacrer des moyens à la hauteur de cette ambition.
Ces avancées traduisent concrètement la Refondation de l’école portée par le gouvernement et la majorité depuis 2012. Elles sont à l’opposé de la grande régression éducative proposée par la droite, dont les principaux candidats à la primaire préparent déjà la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires principalement dans l’Education nationale, l’élimination d’une matinée d’enseignement dans le primaire, le tri des élèves dès le CP, la fin du collège unique…
L’école est un investissement nécessaire ; elle ne sera jamais une dépense superflue sur laquelle il faudrait faire des économies.