Aller au contenu principal

PRIX DU LAIT : UNE REGULATION EUROPEENNE NECESSAIRE

Le 30 mars dernier, j’ai rendu avec Thierry BENOIT un rapport sur l’avenir des filières d’élevage et présenté des propositions pour améliorer les revenus des agriculteurs. Partagées par le Ministre pour la majeure partie d’entre elles, la proposition sur l’impérieuse nécessité de réguler la production de lait au niveau européen a trouvé un écho favorable pour le maintien des prix payés aux producteurs.

En juillet dernier, le Ministre a remporté une première victoire lorsque la Commission européenne a accepté de débloquer une enveloppe de 500 millions d’euros pour soutenir financièrement les producteurs de lait qui acceptent de baisser leur production. « C’est la première fois depuis la fin des quotas, en juin 2015, que l’Europe prend des mesures de régulation », s’était alors félicité Stéphane LE FOLL qui ne désespère pas d’aller plus loin.

Le plan de régulation de la production française de lait découlant de la politique de maîtrise de la production au plan européen a été présenté aux professionnels le 30 août dernier : les producteurs français toucheront 24 centimes d’euros par litre de lait non produit. Cette somme correspond respectivement à 14 centimes provenant de l’Union européenne et de 10 centimes supplémentaires de l’Etat français. L’objectif est de baisser de  5 % la production de lait.

QPR_DSC-1473-bis.JPG_r.larvor

Christian Hascoët au centre et Thierry Duquesne à droite animaient les échanges.

Le même jour, à Mahalon, des agriculteurs ont rappelé qu’une réduction de la production n’aura de conséquences bénéfiques sur le prix du lait qu’à la condition qu’elle soit menée dans le cadre d’une politique européenne globale, partagée par tous et solidairement portée. Thierry DUQUESNE et Christian HASCOET avaient invité élus et agriculteurs à venir débattre de l’avenir des éleveurs laitiers. Des dizaines d’entre eux ont répondu présent. Et nombreux étaient pour la régulation, toutes tendances syndicales confondues !

Vendredi dernier, à l’initiative de Stéphane LE FOLL, les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne se sont réunis dans le Loir-et-Cher afin d’échanger sur l’avenir de la PAC (Politique Agricole Commune). Cette réunion a été l’occasion de mesurer l’attachement de chacun à l’idée européenne et à une PAC forte, structurante et réactive. Le besoin d’une PAC simplifiée dans ses modalités a également été un des éléments de constat.

La succession de crises ces derniers mois appelle une approche commune renforcée car il n’est ni possible ni souhaitable de se contenter de gérer les effets des crises. Bien au contraire, la PAC doit être dans l’anticipation pour que la gestion soit plus efficace en donnant aux agriculteurs les moyens d’y faire face.

Le ministre a rappelé qu’un conseil informel sous présidence Slovaque se tiendrait à Bratislava les 12 et 13 septembre prochains. Il se penchera spécifiquement sur la question d’une répartition plus juste de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne alimentaire au bénéfice des  producteurs.