Aller au contenu principal

Les droits des femmes ont progressé depuis 2012 !

À l’initiative du groupe socialiste, la proposition de loi pour élargir le délit d’entrave à l’IVG – que j’ai cosignée – a été adoptée jeudi dernier malgré l’obstruction de la droite et de l’extrême-droite.

Depuis quelques années, des sites internet soi-disant d’information, font la promotion d’opinions anti-IVG en exerçant des pressions morales et psychologiques sur les femmes et jeunes filles qui les consultent et qui sont ainsi délibérément trompées. Ces sites utilisent souvent les codes des sites officiels, par exemple en proposant des numéros verts d’information et figurent très souvent en tête des résultats affichés par les moteurs de recherche, devant les sites officiels gouvernementaux.

Or, on sait l’importance des informations en ligne en matière de santé. Parmi les 15-30 ans, plus de 57% des femmes et 80% des jeunes utilisent Internet pour répondre à leurs questions de santé.

La proposition de loi a donc pour objet de lutter contre ces pratiques dans le cadre strict des libertés publiques et individuelles, notamment de la liberté d’expression et d’opinion, et des grands principes du droit pénal.

Il est utile de préciser que cette loi ne fermera aucun site internet. La liberté d’expression n’est aucunement menacée. Le seul but est de limiter la nuisance de ces sites et de leurs centres d’appel. Ainsi, les associations et surtout les femmes victimes de pressions pourront porter plainte et faire valoir leurs droits.

Depuis 2012, la gauche a voté bon nombre de textes qui ont permis des avancées concrètes sur le droit des femmes à disposer de leur corps et sur l’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse.

La gratuité de la contraception pour les filles de 15 à 18 ans et le remboursement à 100% de l’IVG pour toutes les femmes ont été votés.

La loi du 4 aout 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a supprimé la notion de détresse pour une femme voulant avorter et a élargi le champ du délit d’entrave en permettant de sanctionner les actions visant à empêcher l’accès à l’information au sein des structures pratiquant l’IVG.

En 2014, pour fêter les 40 ans de la loi Veil, une résolution réaffirmant le droit fondamental à l’IVG a été voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale.

Enfin, en 2015, la loi Santé a supprimé le délai de réflexion obligatoire, qui était stigmatisant et culpabilisant pour les femmes ayant décidé d’avorter.