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Les missions locales ont bien l’engagement jeunesse chevillé au corps

5-290317-Rencontre mission locale DZCe mercredi, à l’invitation de la mission locale du Pays de Cornouaille, je me suis rendue à Douarnenez pour rencontrer sept jeunes qui bénéficient du dispositif « Garantie jeunes », un dispositif dont le suivi est confié par l’Etat aux missions locales.

C’est un dispositif destiné aux jeunes de moins de 16 à 25 ans révolus, pas ou peu diplômés, qui ne sont ni en cycle d’études, ni en formation et dont les ressources ne dépassent pas le plafond du RSA. Il vient en complément des autres dispositifs destinés à favoriser l’insertion des jeunes : emplois d’avenir, contrats de génération, service civique.

Grâce à ce dispositif, le jeune s’inscrit dans un parcours actif d’insertion professionnelle. Les pouvoirs publics et leurs partenaires s’engagent à l’accompagner pour déceler les opportunités d’emploi et en lui apportant un soutien financier indispensable à son insertion (461,72 euros mensuels).

Ce dispositif s’est déployé progressivement depuis 2013. A l’origine, seuls 10 départements (dont le Finistère) étaient partie prenante. Depuis le 1er janvier 2017, c’est l’ensemble du territoire français qui est désormais couvert. Et aujourd’hui, ce sont déjà plus de 100 000 jeunes qui ont eu accès à la « Garantie jeunes ». C’est une mesure clé en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes éloignés de l’emploi.

Cette rencontre a permis de rappeler le rôle majeur que jouent les Missions Locales dans l’accompagnement des jeunes de 16 à 25 ans vers l’autonomie.‬‬‬
Dans le cadre de la « Garantie jeunes », la mission locale s’engage à accompagner le jeune avec des ateliers collectifs et un conseiller référent, à l’aider à résoudre ses difficultés en matière de mobilité, de santé, de logement, etc. avec les partenaires du territoire, à appuyer le jeune dans sa recherche d’emploi et de formation. 1 600 euros de crédits d’accompagnement par jeune et par an sont attribués à chaque mission locale participant au dispositif.

Le réseau des Missions Locales est fort de son ancrage territorial et de son mode d’intervention globale au service des jeunes. Leur accompagnement s’exerce sur l’ensemble des éléments qui favorisent l’autonomie : emploi, formation, création d’activités, orientation, mobilité, logement, santé, accès à la culture et aux loisirs…

‬Avec ses 61 structures, ses 652 lieux d’accueil et ses 1420 salariés, le réseau des Missions Locales est le 1er service public de proximité dédié à l’insertion professionnelle et sociale des jeunes.

Alors qu’un jeune sur quatre est sans emploi et que les Français placent la lutte contre le chômage en tête de leurs préoccupations, il convient de souligner la qualité du partenariat des Missions Locales avec le monde économique et leur investissement au quotidien en faveur des jeunes.

Ce sont plus de 450 000 jeunes qui accèdent chaque année à l’emploi grâce au travail des Missions locales et plus de 210 000 qui sont orientés dans des actions de formation professionnelle.

Merci à tous les intervenants de la Mission Locale du Pays de Cornouaille pour leur engagement quotidien aux côtés des jeunes. Merci aussi à eux de leur faire découvrir les différentes facettes de l’exercice de la citoyenneté en leur permettant, notamment, de visiter l’Assemblée Nationale et le Ministère de la Justice la semaine prochaine.

Le 8 mars, c’est toute l’année!

A l’occasion du 8 mars, la journée internationale des droits des femmes, j’ai accueilli à l’Assemblée nationale des femmes engagées au sein du planning familial de Douarnenez. Cette journée était co-organisée par la députée Catherine Coutelle, la présidente de la Délégation du droit des femmes à l’Assemblée nationale, et par les députées Martine Lignières-Cassou, Marie-Thérèse Le Roy qui ont, elles aussi, accueilli des femmes de leur circonscription.

Au programme : des échanges émouvants sur leurs parcours de vie, les épreuves qu’elles ont dû surmonter en tant que cheffes de familles monoparentales, mais aussi leurs victoires et leur envie de s’engager pour plus de dignité et d’égalité.

Le planning familial de Douarnenez a été présenté par Monique Prévost :

Après le vote de la Loi Veil, le groupe du Planning Familial s’est dissout pensant que les droits des femmes allaient évoluer positivement. Mais au vu de l’actualité, des questionnements de certains partis politiques sur l’avortement,  des inégalités hommes-femmes toujours présentes dans le monde du travail, la représentation des femmes dans la publicité… le Planning Familial de Douarnenez a repris son activité en 2010 grâce à quelques militantes.

Ces femmes bénévoles informent sur l’actualité, répondent aux questionnements des personnes qui viennent à leur rencontre sur la vie amoureuse, les genres, la contraception, la violence, les sexualités… sans porter de jugement.

Le Planning peut également répondre à des demandes urgentes (pilule du lendemain, test de grossesse… ). Et il intervient dans les milieux scolaires pour faire de l’éducation à la sexualité comme le préconise la loi du 4 juillet 1971 qui instaure l’obligation de proposer à tous les élèves de la grande section maternelle jusqu’à la terminale, 3 séances par an d’éducation à la sexualité.

Dans le Finistère, il existe 4 groupes locaux : Brest, Concarneau, Douarnenez et Morlaix. Les militant-e-s se rencontrent et échangent régulièrement, ce qui leur permet de prendre des décisions et d’organiser des actions et des formations communes.

Cette 40ème journée internationale des droits des femmes a aussi été l’occasion de parler du bilan des mesures adoptées au cours de cette législature en matière d’égalité femmes-hommes et qui ont permis de mettre l’égalité réelle entre les femmes et hommes au cœur de notre projet de société. Depuis 2012 des moyens importants ont été déployés : notamment, le budget alloué aux droits des femmes qui a été doublé sur toute la durée du quinquennat. Ce quinquennat restera marqué par l’adoption de lois qui sont autant d’avancées nouvelles pour les droits des femmes. Parmi elles, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, la loi du 13 avril 2016 visant à lutter contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, ou encore la loi du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, qui a imposé la parité au sein des conseils départementaux. L’État s’est montré exemplaire, notamment en matière de primo-nominations de femmes pour les postes de la haute fonction publique ou encore l’engagement de tous les ministères pour l’obtention du label Égalité en 2017. Des plans importants ont également été lancés, à l’image du premier plan interministériel en faveur de l’égalité professionnelle, du 5ème plan de lutte contre les violences faites aux femmes et du plan d’actions et de mobilisation contre le sexisme. Cette détermination a produit des résultats concrets dans la vie des Françaises et des Français : à titre d’exemple, les femmes victimes de violences sont aujourd’hui mieux prises en charge. Le 39 19, dispositif d’écoute, accueille chaque année 50 000 femmes victimes de violences, un chiffre en constante augmentation, 1 550 places d’hébergement d’urgence ont été créées, plus de 300 000 professionnel.le.s ont été formé.e.s, et le téléphone grave danger a été généralisé. Les familles monoparentales, composées à 85 % de femmes, sont mieux protégées contre les violences économiques et l’isolement grâce à la création de la garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA), de l’Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA). Le droit des femmes à disposer librement de leur corps a également été assuré grâce au remboursement à 100 % de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et de tous les actes associés, à la suppression de la notion de détresse, du délai de réflexion et de l’extension du délit d’entrave, grâce à la diffusion d’une information fiable et objective sur le premier site officiel http://www.ivg.gouv.fr, et via un numéro d’écoute et d’orientation. Sur le marché du travail, le taux d’emploi des femmes a augmenté. Entre 2012 et 2015, le nombre de femmes entrepreneures a plus que doublé. L’articulation des temps de vie a également été favorisée grâce à la réforme du congé parental qui incite à une meilleure répartition entre les deux parents, et l’ouverture de 70 000 nouvelles places de crèches entre 2012 et 2015.

Grâce à l’ensemble de ces mesures, la France est ainsi passée du 45ème au 17ème rang mondial en matière d’égalité femmes-hommes entre 2012 et 2016, selon l’étude annuelle du Forum économique mondial (basée sur 4 indicateurs : les opportunités économiques, l’éducation, la santé et l’émancipation politique).