Aller au contenu principal

Le 8 mars, c’est toute l’année!

A l’occasion du 8 mars, la journée internationale des droits des femmes, j’ai accueilli à l’Assemblée nationale des femmes engagées au sein du planning familial de Douarnenez. Cette journée était co-organisée par la députée Catherine Coutelle, la présidente de la Délégation du droit des femmes à l’Assemblée nationale, et par les députées Martine Lignières-Cassou, Marie-Thérèse Le Roy qui ont, elles aussi, accueilli des femmes de leur circonscription.

Au programme : des échanges émouvants sur leurs parcours de vie, les épreuves qu’elles ont dû surmonter en tant que cheffes de familles monoparentales, mais aussi leurs victoires et leur envie de s’engager pour plus de dignité et d’égalité.

Le planning familial de Douarnenez a été présenté par Monique Prévost :

Après le vote de la Loi Veil, le groupe du Planning Familial s’est dissout pensant que les droits des femmes allaient évoluer positivement. Mais au vu de l’actualité, des questionnements de certains partis politiques sur l’avortement,  des inégalités hommes-femmes toujours présentes dans le monde du travail, la représentation des femmes dans la publicité… le Planning Familial de Douarnenez a repris son activité en 2010 grâce à quelques militantes.

Ces femmes bénévoles informent sur l’actualité, répondent aux questionnements des personnes qui viennent à leur rencontre sur la vie amoureuse, les genres, la contraception, la violence, les sexualités… sans porter de jugement.

Le Planning peut également répondre à des demandes urgentes (pilule du lendemain, test de grossesse… ). Et il intervient dans les milieux scolaires pour faire de l’éducation à la sexualité comme le préconise la loi du 4 juillet 1971 qui instaure l’obligation de proposer à tous les élèves de la grande section maternelle jusqu’à la terminale, 3 séances par an d’éducation à la sexualité.

Dans le Finistère, il existe 4 groupes locaux : Brest, Concarneau, Douarnenez et Morlaix. Les militant-e-s se rencontrent et échangent régulièrement, ce qui leur permet de prendre des décisions et d’organiser des actions et des formations communes.

Cette 40ème journée internationale des droits des femmes a aussi été l’occasion de parler du bilan des mesures adoptées au cours de cette législature en matière d’égalité femmes-hommes et qui ont permis de mettre l’égalité réelle entre les femmes et hommes au cœur de notre projet de société. Depuis 2012 des moyens importants ont été déployés : notamment, le budget alloué aux droits des femmes qui a été doublé sur toute la durée du quinquennat. Ce quinquennat restera marqué par l’adoption de lois qui sont autant d’avancées nouvelles pour les droits des femmes. Parmi elles, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, la loi du 13 avril 2016 visant à lutter contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, ou encore la loi du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, qui a imposé la parité au sein des conseils départementaux. L’État s’est montré exemplaire, notamment en matière de primo-nominations de femmes pour les postes de la haute fonction publique ou encore l’engagement de tous les ministères pour l’obtention du label Égalité en 2017. Des plans importants ont également été lancés, à l’image du premier plan interministériel en faveur de l’égalité professionnelle, du 5ème plan de lutte contre les violences faites aux femmes et du plan d’actions et de mobilisation contre le sexisme. Cette détermination a produit des résultats concrets dans la vie des Françaises et des Français : à titre d’exemple, les femmes victimes de violences sont aujourd’hui mieux prises en charge. Le 39 19, dispositif d’écoute, accueille chaque année 50 000 femmes victimes de violences, un chiffre en constante augmentation, 1 550 places d’hébergement d’urgence ont été créées, plus de 300 000 professionnel.le.s ont été formé.e.s, et le téléphone grave danger a été généralisé. Les familles monoparentales, composées à 85 % de femmes, sont mieux protégées contre les violences économiques et l’isolement grâce à la création de la garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA), de l’Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA). Le droit des femmes à disposer librement de leur corps a également été assuré grâce au remboursement à 100 % de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et de tous les actes associés, à la suppression de la notion de détresse, du délai de réflexion et de l’extension du délit d’entrave, grâce à la diffusion d’une information fiable et objective sur le premier site officiel http://www.ivg.gouv.fr, et via un numéro d’écoute et d’orientation. Sur le marché du travail, le taux d’emploi des femmes a augmenté. Entre 2012 et 2015, le nombre de femmes entrepreneures a plus que doublé. L’articulation des temps de vie a également été favorisée grâce à la réforme du congé parental qui incite à une meilleure répartition entre les deux parents, et l’ouverture de 70 000 nouvelles places de crèches entre 2012 et 2015.

Grâce à l’ensemble de ces mesures, la France est ainsi passée du 45ème au 17ème rang mondial en matière d’égalité femmes-hommes entre 2012 et 2016, selon l’étude annuelle du Forum économique mondial (basée sur 4 indicateurs : les opportunités économiques, l’éducation, la santé et l’émancipation politique).