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Articles de la catégorie ‘Actualités locales’

Le 7 mai, votons pour Emmanuel Macron, Pour la République et pour la France

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Le premier tour de l’élection présidentielle a placé Emmanuel Macron et Marine Le Pen en tête. Les partis de gouvernement ont été battus mais le temps n’est pas celui des règlements de compte. L’heure de la clarification viendra au Parti socialiste. Aujourd’hui, l’heure est à la défense de la République et de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité et laïcité. La présence de l’extrême droite au deuxième tour nécessite la mobilisation de tous.

En effet, la montée de l’extrême droite met en danger notre pays. La mise en œuvre du programme du Front national aurait des conséquences désastreuses. Nous le savons, le parti d’extrême droite créé par Jean-Marie Le Pen reste un parti où règnent la haine et l’exclusion, le racisme et le repli sur soi. Ce parti soutient un programme économique extravagant. Si Marine Le Pen devait l’emporter, et si la France sortait de la zone euro, le pouvoir d’achat des Français diminuerait inéluctablement, des milliers d’emplois seraient supprimés, la hausse des prix serait sans précédent et les déficits publics exorbitants.

Notre premier défi est de favoriser le ralliement de tous les électeurs socialistes, écologistes et républicains pour élire Emmanuel Macron Président de la République. Notre pays a besoin de rassemblement et d’apaisement. Nous attendons d’Emmanuel Macron un message fort, une capacité à proposer un projet politique à la France, à partir d’un socle commun qui ne laissera personne au bord du chemin.

L’enjeu politique à suivre après le 7 mai est celui des élections législatives. Bernard Cazeneuve a toutes les qualités pour mener cette campagne et constituer avec les candidats désignés un pôle de gauche à même de peser sur les choix du pays. Florence Crom a été désignée pour mener cette bataille, elle a toute ma confiance pour me succéder.

Aujourd’hui le temps n’est pas aux invectives mais à la sauvegarde de notre République.  

Le 8 mars, c’est toute l’année!

A l’occasion du 8 mars, la journée internationale des droits des femmes, j’ai accueilli à l’Assemblée nationale des femmes engagées au sein du planning familial de Douarnenez. Cette journée était co-organisée par la députée Catherine Coutelle, la présidente de la Délégation du droit des femmes à l’Assemblée nationale, et par les députées Martine Lignières-Cassou, Marie-Thérèse Le Roy qui ont, elles aussi, accueilli des femmes de leur circonscription.

Au programme : des échanges émouvants sur leurs parcours de vie, les épreuves qu’elles ont dû surmonter en tant que cheffes de familles monoparentales, mais aussi leurs victoires et leur envie de s’engager pour plus de dignité et d’égalité.

Le planning familial de Douarnenez a été présenté par Monique Prévost :

Après le vote de la Loi Veil, le groupe du Planning Familial s’est dissout pensant que les droits des femmes allaient évoluer positivement. Mais au vu de l’actualité, des questionnements de certains partis politiques sur l’avortement,  des inégalités hommes-femmes toujours présentes dans le monde du travail, la représentation des femmes dans la publicité… le Planning Familial de Douarnenez a repris son activité en 2010 grâce à quelques militantes.

Ces femmes bénévoles informent sur l’actualité, répondent aux questionnements des personnes qui viennent à leur rencontre sur la vie amoureuse, les genres, la contraception, la violence, les sexualités… sans porter de jugement.

Le Planning peut également répondre à des demandes urgentes (pilule du lendemain, test de grossesse… ). Et il intervient dans les milieux scolaires pour faire de l’éducation à la sexualité comme le préconise la loi du 4 juillet 1971 qui instaure l’obligation de proposer à tous les élèves de la grande section maternelle jusqu’à la terminale, 3 séances par an d’éducation à la sexualité.

Dans le Finistère, il existe 4 groupes locaux : Brest, Concarneau, Douarnenez et Morlaix. Les militant-e-s se rencontrent et échangent régulièrement, ce qui leur permet de prendre des décisions et d’organiser des actions et des formations communes.

Cette 40ème journée internationale des droits des femmes a aussi été l’occasion de parler du bilan des mesures adoptées au cours de cette législature en matière d’égalité femmes-hommes et qui ont permis de mettre l’égalité réelle entre les femmes et hommes au cœur de notre projet de société. Depuis 2012 des moyens importants ont été déployés : notamment, le budget alloué aux droits des femmes qui a été doublé sur toute la durée du quinquennat. Ce quinquennat restera marqué par l’adoption de lois qui sont autant d’avancées nouvelles pour les droits des femmes. Parmi elles, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, la loi du 13 avril 2016 visant à lutter contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, ou encore la loi du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, qui a imposé la parité au sein des conseils départementaux. L’État s’est montré exemplaire, notamment en matière de primo-nominations de femmes pour les postes de la haute fonction publique ou encore l’engagement de tous les ministères pour l’obtention du label Égalité en 2017. Des plans importants ont également été lancés, à l’image du premier plan interministériel en faveur de l’égalité professionnelle, du 5ème plan de lutte contre les violences faites aux femmes et du plan d’actions et de mobilisation contre le sexisme. Cette détermination a produit des résultats concrets dans la vie des Françaises et des Français : à titre d’exemple, les femmes victimes de violences sont aujourd’hui mieux prises en charge. Le 39 19, dispositif d’écoute, accueille chaque année 50 000 femmes victimes de violences, un chiffre en constante augmentation, 1 550 places d’hébergement d’urgence ont été créées, plus de 300 000 professionnel.le.s ont été formé.e.s, et le téléphone grave danger a été généralisé. Les familles monoparentales, composées à 85 % de femmes, sont mieux protégées contre les violences économiques et l’isolement grâce à la création de la garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA), de l’Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA). Le droit des femmes à disposer librement de leur corps a également été assuré grâce au remboursement à 100 % de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et de tous les actes associés, à la suppression de la notion de détresse, du délai de réflexion et de l’extension du délit d’entrave, grâce à la diffusion d’une information fiable et objective sur le premier site officiel http://www.ivg.gouv.fr, et via un numéro d’écoute et d’orientation. Sur le marché du travail, le taux d’emploi des femmes a augmenté. Entre 2012 et 2015, le nombre de femmes entrepreneures a plus que doublé. L’articulation des temps de vie a également été favorisée grâce à la réforme du congé parental qui incite à une meilleure répartition entre les deux parents, et l’ouverture de 70 000 nouvelles places de crèches entre 2012 et 2015.

Grâce à l’ensemble de ces mesures, la France est ainsi passée du 45ème au 17ème rang mondial en matière d’égalité femmes-hommes entre 2012 et 2016, selon l’étude annuelle du Forum économique mondial (basée sur 4 indicateurs : les opportunités économiques, l’éducation, la santé et l’émancipation politique).

La session s’achève, le mandat continue

Après presque dix ans de mandat, dont un mandat de cinq ans dans l’opposition puis un au sein de la majorité parlementaire, j’ai vécu en cette fin de mois de février ma dernière audition en tant que membre de la Commission des affaires économiques, ma dernière séance de questions au Gouvernement et mes derniers travaux en séance dans l’hémicycle.

Pour autant, le mandat continue : si je ne siège plus à l’Assemblée en raison de la campagne électorale, je demeure députée jusqu’aux élections législatives de juin. Et si le Gouvernement devait réunir les assemblées pour un besoin législatif spécifique, le Parlement pourrait être convoqué en session extraordinaire.

Le travail continue donc, notamment sur le terrain, mais aussi à Paris. Je me rends cette semaine, avec quelques membres de la Commission des affaires économiques, au Salon International de l’Agriculture à la rencontre des acteurs économiques des filières agricoles française.

En ma qualité de députée, je présiderai, jusqu’à la fin de mon mandat, la Commission d’Examen des Pratiques Commerciales et je siégerai au Conseil Supérieur des Gens de Mer.

Députée à temps plein, je poursuis ma mission de contrôle de l’action du gouvernement et de défense de l’intérêt général. Je demeure à l’écoute des élus locaux, des acteurs associatifs et économiques et des citoyens de l’Ouest Cornouaille qui me sollicitent sur des problématiques de tous ordres ou pour soutenir leurs projets.

Promotion des langues régionales, les avancées entre les mains du Sénat

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L’Assemblée nationale a adopté le 31 janvier dernier la proposition de loi relative à la promotion des langues régionales et je m’en réjouis. Ce texte de progrès inscrit dans la loi l’enseignement des langues régionales et leur promotion dans la signalétique et les médias.

Cette proposition de loi entend promouvoir les langues régionales en permettant aux collectivités territoriales de disposer d’instruments de promotion de leur patrimoine linguistique. Leur enseignement comme matière facultative est reconnu ainsi que les formes d’enseignement « immersif ». Ce texte prévoit que les services publics assurent l’affichage de traductions dans la langue régionale en usage sur les inscriptions et signalétiques publiques (bâtiments publics, voies publiques, voies navigables, supports de communication institutionnelles,…). Aussi, il est prévu que les publications de presse et sites internet d’information rédigés en langues régionales soient éligibles aux mêmes aides directes et indirectes accordées par l’Etat que ceux rédigés en langue française.

Ces avancées répondent à une promesse du Président de la République, et depuis 2012, avec de nombreux parlementaires de la majorité, de Bretagne et d’autres régions, nous avons œuvré pour dans un premier temps engager le processus de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Malgré le vote largement en faveur de la part de l’Assemblée nationale, la ratification n’a pas eu lieu du fait du blocage dont le Sénat a fait preuve pour empêcher ce processus.

Après cet échec de la Charte au Sénat, nous avons travaillé de nombreux mois pour parvenir à un accord majoritaire à l’Assemblée nationale sur un nouveau texte et pour que celui-ci soit rapidement inscrit à l’ordre du jour. Il l’a été le 30 novembre dernier. Les députés de la majorité ont alors tout mis en œuvre pour que l’ensemble des articles soient adoptés dans le temps imparti. Seulement, les langues régionales restent un sujet prêtant particulièrement à de longs débats et seuls quatre des sept articles ont pu être examinés et adoptés en novembre dernier. L’examen des trois derniers articles a pu reprendre ce 31 janvier grâce à la mobilisation de quelques élus. La proposition de loi a alors pu être enfin adoptée.

Si les députés de la majorité porteurs de ce texte, et auxquels j’appartiens, sont conscients de la difficulté d’aller jusqu’au bout du processus législatif, ils appellent leurs collègues sénateurs à prendre leur responsabilité pour poursuivre l’examen. Il appartient désormais au Sénat d’inscrire ce texte à son ordre du jour, avant la fin de cette législature.

Face au réchauffement climatique, nouveaux enjeux sur le littoral

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Du fait du changement climatique, du recul du trait de côte, il est aujourd’hui nécessaire de protéger nos écosystèmes en repensant la gestion des zones soumises à l’érosion côtière et en développant des stratégies de relocalisation.

En adoptant le 31 janvier dernier, la proposition de loi portant adaptation des territoires littoraux au changement climatique, les députés réaffirment leur volonté de se saisir du problème de l’érosion des côtes et des outils innovants de gestion du trait de côte. Parmi ceux-ci, on peut notamment citer la création de nouveaux zonages adaptés à l’érosion dans les plans de prévention des risques littoraux ou encore la création d’un bail spécifique au littoral pour un usage temporaire des biens.

Le passage de ce texte devant l’Assemblée a aussi été l’occasion de confirmer les grands principes de la loi « Littoral » tout en adoptant notamment deux amendements.

L’un d’eux répond directement à la problématique de relocalisation des activités et des biens face au recul du trait de côte. Il permet aux collectivités d’identifier des zones destinées à l’accueil d’entreprises qui devront, à terme, être relocalisées. Les collectivités territoriales pourront notamment instaurer le droit de préemption leur permettant d’acquérir la maîtrise du foncier et ainsi anticiper les futures relocalisations. Afin de prendre en compte la situation des exploitants agricoles, forestiers et de culture marine qui rencontrent des difficultés soit pour relocaliser, soit pour établir les constructions ou installations strictement nécessaires à leur activité, le préfet, après avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, pourra octroyer l’autorisation de s’implanter en discontinuité des agglomérations et villages. Cette possibilité sera refusée si elle est de nature à porter atteinte à l’environnement ou aux paysages, et tout changement de destination est interdit.

L’autre amendement prévoit qu’un décret en Conseil d’Etat détermine les critères de définition des agglomérations, villages, hameaux existants comprenant un nombre et une densité de constructions significatifs et hameaux nouveaux intégrés à l’environnement. Cette précision est un gage de sécurisation juridique, alors que l’identification et la qualification de ces formes d’urbanisation par les documents publics font l’objet de multiples contentieux. Sur la base de ces critères d’appréciation apportés par le décret, les documents locaux d’urbanisme préciseront ensuite, plus finement, les caractéristiques de ces différentes formes d’urbanisation, au regard des spécificités et des enjeux locaux. Ces précisions permettraient un assouplissement en faveur de la constructibilité des « dents creuses » dans les hameaux et villages à la condition que le périmètre de ces derniers ne soit pas étendu.

En attendant la fin du parcours législatif de la proposition de loi (bientôt en seconde lecture au Sénat) et la parution du décret en Conseil d’Etat, l’Assemblée nationale a souhaité affirmer la nécessité d’adapter le droit de l’urbanisme aux réalités écologiques et économiques actuelles.

Mon action face au projet de fermeture de l’agence SNCF de Pont l’Abbé

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Alertée par plusieurs usagers de l’agence SNCF de Pont l’Abbé au sujet du projet de sa fermeture, j’ai interpellé la Direction régionale de la SNCF pour rappeler la pertinence du maintien de ce service.

Vous pouvez prendre connaissance de ce courrier via le lien ci-dessous, ainsi que la réponse que la Direction régionale de la SNCF m’a apportée :

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Constructibilité des espaces intermédiaires et loi littoral

J’ai été interpellée au sujet de la constructibilité des espaces intermédiaires non construits et entourés de parcelles bâties dans les hameaux, espaces communément appelés « dents creuses ». La loi littoral protège nos côtes et notre environnement, la loi ALUR préserve nos terres agricoles et naturelles : nous y tenons beaucoup. Mais leur application combinée pose des problèmes aux maires en matière d’urbanisme, et pénalise certains propriétaires, dont les terrains sont déclassés. Face à la complexité et à l’instabilité du cadre juridique, il était indispensable de demander une clarification. C’est ce que nous, élus bretons de la majorité, avons fait par lettre à Emmanuelle Cosse, la Ministre du logement et de l’habitat durable, au printemps dernier. Nous lui avons notamment demandé de définir la notion de « hameau », ces groupes d’habitations rurales qui caractérisent la Bretagne, et auxquels fait référence la loi littoral. De plus, le 14 juin dernier, dans l’hémicycle, j’ai posé directement à la Ministre la question de la constructibilité des espaces intermédiaires sur le littoral. Elle m’a répondu qu’elle avait décidé de mettre en place un groupe de travail au sein de son cabinet ministériel pour qu’une solution soit rapidement apportée. Elle nous a ainsi reçus, dès le 22 juin, pour « rendre la situation plus stable et le statut des terrains concernés plus clair, pour les élus locaux et les propriétaires ». Enfin, lorsque le Ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, M. Baylet, a été auditionné en Commission des affaires économiques le 21 septembre dernier, j’en ai profité pour l’interroger sur cette problématique des « dents creuses » et il m’a indiqué que la direction de l’urbanisme avait rédigé une circulaire à destination des préfets pour répondre à ces préoccupations. Grâce à notre mobilisation, le dossier avance.

Voir la réponse de la Ministre E. Cosse

 

PRIX DU LAIT : UNE REGULATION EUROPEENNE NECESSAIRE

Le 30 mars dernier, j’ai rendu avec Thierry BENOIT un rapport sur l’avenir des filières d’élevage et présenté des propositions pour améliorer les revenus des agriculteurs. Partagées par le Ministre pour la majeure partie d’entre elles, la proposition sur l’impérieuse nécessité de réguler la production de lait au niveau européen a trouvé un écho favorable pour le maintien des prix payés aux producteurs.

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Commémoration du naufrage du Bugaled Breizh : un rassemblement en mémoire des disparus, une mobilisation pour rappeler la nécessaire quête de vérité.

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Dimanche matin, j’étais une nouvelle fois présente à Loctudy aux côtés des familles, des gens de mer et de la population locale pour rendre hommage aux cinq marins du Bugaled Breizh, cinq hommes disparus il y a maintenant douze ans au cours d’un naufrage dont les circonstances exactes demeurent encore inexpliquées.
Depuis le 15 janvier 2004, nombre d’hypothèses ont été émises, nombre d’investigations ont été menées, nombre d’éléments ont été mis sur la table,… Pour autant, c’est par un non-lieu que s’est soldé ce dossier devant la Justice française au mois de mai 2015.
Plongées dans le désespoir de ne jamais pouvoir accéder à la vérité, les familles comptent beaucoup sur la procédure judiciaire désormais engagée en Angleterre pour avoir la confirmation de leurs certitudes : que c’est bien un sous-marin qui a entraîné, en une minute, le Bugaled Breizh par le fond lors d’exercices militaires réalisés dans le cadre de l’OTAN.
Tandis que de ce côté de la Manche un pourvoi en cassation a été formé et que la responsabilité de l’Etat français est recherchée, la nouvelle étape judiciaire qui s’est ouverte au Tribunal de Truro en Cornouailles suscite de nouveaux espoirs pour les parties civiles. Le premier de ces espoirs est immuable : connaître enfin la vérité sur les circonstances du naufrage du Bugaled Breizh.
Sans qu’il soit question pour moi d’interférer dans le cours de la Justice, je continuerai à suivre ce dossier avec une attention particulière et examinerai les initiatives susceptibles d’être encore accompagnées.

Négociations des quotas de pêche 2016 : entre soulagement et satisfaction

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C’est à 3h ce matin que se sont conclues d’intenses négociations sur les quotas de pêche pour l’année à venir. L’accord final « tient compte des objectifs d’exploitation durable des ressources tout en préservant la viabilité économique et sociale de la filière pêche ».

Outre une augmentation des tonnages pour le merlu ou le chinchard, une stabilité sur certaines espèces (langoustine, anchois, lieu jaune, lotte, raie) et une baisse plus modérée qu’annoncée sur d’autres, dont la sole, le cabillaud et l’églefin, c’est surtout la différenciation obtenue sur la pêche au bar que je souhaite aujourd’hui particulièrement retenir tant Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé de la pêche, a réussi à infléchir les orientations voulues par la Commission Européenne.

Après avoir rencontré les représentants de l’Association des ligneurs de la Pointe de Bretagne et ceux de la plateforme de la petite pêche artisanale, inquiets des intentions de la Commission consistant en une restriction importante et uniforme de la pêche au bar, j’avais interpellé Alain Vidalies à l’Assemblée Nationale, afin qu’il se batte pied à pied contre le plan de gestion proposé par la commission européenne. Ce plan était la négation même des efforts de gestion et de sélectivité produits par les professionnels eux-mêmes.

Extraits de mon intervention en commission des affaires européennes, le 8 décembre 2015 :

« Je vous fais confiance, monsieur le Secrétaire d’État, pour négocier dans les meilleures conditions possibles les TAC et quotas, comme les années précédentes. Le moratoire et la réduction drastique de la pêche au bar suscitent des inquiétudes pour les petits métiers. J’ai eu l’occasion de rencontrer l’association des ligneurs de la Pointe de Bretagne, ainsi que la plateforme de la pêche côtière. Ainsi que cela a été exprimé dans la position du comité national des pêches, ils souhaitent que vous défendiez un moratoire de deux mois. Les ligneurs de la Pointe de Bretagne ne pêchent pas au moment de la reproduction, et ce depuis quinze ans ; deux mois, cela ne ferait donc qu’un mois supplémentaire. La pêche au bar représente plus de 80 % de leur activité, et ils ne peuvent se retourner vers d’autres pêches. La position française est minoritaire en Europe. Les Anglais, notamment, sont pour une interdiction de six mois. Est-il envisageable d’obtenir un moratoire de deux mois ? De même, peut-on envisager une dérogation pour cette catégorie qui agit de façon durable depuis des années ? »

Nous pouvons donc aujourd’hui que nous satisfaire de la fermeture de 2 mois de pêche (février et mars) pour les ligneurs et fileyeurs et non pas de 6 mois comme initialement présentée, cette durée concernant uniquement la pêche pélagique en raison de l’état préoccupant du stock.

Enfin, tandis que 63 % des espèces sont déjà au Rendement Maximal Durable (RMD : limite de capture permettant le renouvellement de l’espèce), on peut légitimement être confiant sur l’objectif de 100 % à l’horizon 2020. Notamment parce que nos pêcheurs sont pleinement impliqués dans l’exercice d’une pêche durable et responsable.