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Articles Tagués ‘Cornouaille’

Mobilisation en faveur d’une chirurgie publique en Cornouaille

bloc

Faute de vacations suffisantes en anesthésie au niveau du Bloc Opératoire de Cornouaille, c’est l’existence même de la chirurgie sur le territoire qui est aujourd’hui fragilisée. Voilà l’un des principaux enseignements que j’ai tirés de l’échange que j’ai eu vendredi dernier dans le cadre du déplacement du Directeur de l’ARS à l‘hôpital de Douarnenez.

Des emplois d’anesthésistes-réanimateurs sont vacants et non pourvus au sein du service public hospitalier. Comment dès lors en assurer la continuité ? C’est bien là un enjeu de toute première importance.

Je viens de saisir  à nouveau Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, de la situation de l’hôpital de Douarnenez, et plus largement de la place de la chirurgie de service public dans l’organisation des soins.

Comme le 6 décembre 2014 à Douarnenez et le 17 janvier dernier à Quimper, je serai à nouveau présente aux côtés de la population samedi prochain à 14h00 devant le centre hospitalier Michel Mazéas, pour redire l’importance de pouvoir bénéficier d’une organisation sanitaire territoriale efficiente.

Retrouvez ci-dessous mon courrier à Marisol Touraine et la réponse de Mme la Ministre

15.0081 – Ministre santé – situation chirurgie Cornouaille et CH Douarnenez

15.0081 – réponse de Marisol Touraine à Annick Le Loch

L’Union Hospitalière de Cornouaille : Mythe ou réalité ?

Aujourd’hui, une délégation du comité de soutien de l’hôpital de Douarnenez sera reçue au Cabinet de Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes afin d’échanger sur la situation de l’hôpital de Douarnenez, et principalement sur celle de son service de chirurgie.

Je suis évidemment satisfaite que cette demande d’audience formulée le 27 janvier 2015, et que j’ai relayée auprès de la Ministre le 29 janvier dernier, soit honorée. Il est toujours important que l’échelon central qu’est l’Etat puisse entendre et recueillir les attentes de la population servie, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir d’un service public essentiel. Je serai attentive aux conclusions de cet entretien afin que la meilleure réponse, une réponse d’intérêt général, soit apportée.

Mais cette réponse, je suis convaincue qu’elle doit avant tout être construite localement, en lien étroit avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), avec les acteurs de l’Union Hospitalière de Cornouaille (UHC), engagés dans une coopération actée le 3 novembre 2011 et confirmée le 10 janvier 2014. Cette coopération a notamment donné naissance au Bloc Opératoire de Cornouaille (BOC) dans le cadre d’un Groupement de Coopération Sanitaire de Chirurgie, où chaque établissement hospitalier avait bien une place à tenir.

Force est de constater que la chirurgie de service public en Cornouaille est progressivement passée d’une forme de coopération à une forme de concentration des moyens sur Quimper, au détriment des hôpitaux de proximité de Pont-L’Abbé et de Douarnenez.

Il n’est pas acceptable que les engagements en matière de coopération sanitaire territoriale ne soient pas localement tenus ; cela génère un risque de déséquilibre de l’offre de soins sur la Cornouaille.

Je déplore donc que le Maire de Quimper, Président du Conseil de Surveillance du CHIC, Président de l’UHC, attentif au devenir de la Cornouaille, n’ait pas encore donné suite à ma demande du 12 décembre 2014 consistant à tracer des perspectives pour la Cornouaille sanitaire.

14.0300 – Pt CHIC Quimper – chirurgie en Cornouaille

NB : UHC : Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille, hôpital de Douarnenez, Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé, établissement public de santé mentale Etienne Gourmelen et centre de soins de suite Jean Tanguy de Saint-Yvi

Yonah, Lise, Mélanie et Emmanuel, … les emplois d’avenir sont pour eux un vrai tremplin !

emploi d'avenir

Dès la campagne de 2012, nous nous sommes engagés à faire de l’emploi des jeunes une priorité. Et dès le début de cette Législature, nous avons adopté la loi portant création des emplois d’avenir (loi n° 2012-1189) afin de lutter contre le chômage particulièrement élevé des moins de 25 ans sans qualification ou peu diplômés.

Deux ans plus tard, j’ai souhaité aller à la rencontre des jeunes et des employeurs qui ont fait le choix de s’engager dans ce dispositif afin d’échanger avec eux sur les atouts, et éventuellement les faiblesses, de cette mesure.

Vendredi dernier, à l’antenne pont-l’abbiste de la Mission Locale du Pays de Cornouaille, c’est un panel représentatif du territoire qui a accepté le principe de cette rencontre-bilan avec moi.

Yonah, Lise, Mélanie et Emmanuel, tous âgés de 21 ans, sont des jeunes gens qui ont été recrutés en emploi d’avenir dans des secteurs d’activité très divers du secteur non marchand comme marchand (Abi 29, Kan Ar Mor, Mairie de Tréogat, Océalliance-Furic Marée). Ils font partie intégrante des effectifs et répondent à un vrai besoin à satisfaire au sein des structures.  Dans le cadre d’un CDD de 1 à 3 ans, voire d’un CDI, chacun mène à bien un projet réfléchi de formation qualifiante (BTS gestion PME-PMI, CAP petite enfance, diplôme d’aide-soignante, de mareyage) et les employeurs jouent parfaitement le jeu sur ce volet formation, bien conscients que la qualification obtenue à terme sera le sésame de l’insertion professionnelle durable de ces jeunes.

Grâce à un important engagement financier de l’Etat (prise en charge de 75 % du salaire brut du jeune à hauteur du SMIC pour les employeurs du secteur non marchand et 35% pour le secteur marchand), à une forte mobilisation des missions locales sur le terrain pour faire connaître le dispositif aux jeunes comme aux employeurs potentiels, l’objectif national affiché de 150 000 emplois d’avenir pour la fin de l’année 2014 est largement atteint puisqu’à la fin septembre, nous en étions déjà à 155 000 entrées dans le dispositif.

Sur le seul Pays de Cornouaille, ce ne sont pas moins de 475 jeunes qui ont pu bénéficier des emplois d’avenir. Et vendredi dernier, c’est bien une réelle satisfaction qui s’exprimait dans les rangs de toutes les parties prenantes, jeunes recrutés comme employeurs, chacun concevant la mesure comme un vrai tremplin.