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Articles Tagués ‘égalité’

Journée internationale des droits des femmes : c’est au quotidien que les droits sont exercés et l’égalité promue

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Les droits des femmes sont une priorité du Gouvernement. Si la loi du 4 août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est emblématique de notre volonté de faire avancer les droits des femmes, c’est régulièrement que des mesures sont adoptées depuis 2012 pour promouvoir le respect de ces droits et la juste représentation des femmes dans notre société.
Ainsi, les exemples de notre action sont légion dans toutes les sphères :
– dans le monde du travail : assurer la promotion de la mixité des métiers, inciter à la réduction des écarts de salaires entre les hommes et les femmes (à emploi égal, salaire égal), permettre l’accès des femmes aux fonctions dirigeantes et à responsabilités pour en finir avec le « plafond de verre », soutenir l’entrepreneuriat au féminin, mieux protéger les salariés à temps partiel, souvent des femmes, …
– dans la vie publique : favoriser l’exercice de la parité dans la sphère publique en modifiant le mode d’élection, introduire l’obligation de représentation équilibrée entre les hommes et les femmes lors des élections professionnelles; …
– dans l’articulation entre la vie professionnelle et personnelle : développer les places d’accueil pour la petite enfance, réformer le congé parental pour davantage impliquer les pères, mieux prendre en compte les périodes de congé de maternité pour la retraite, reconnaître le droit au répit des aidants, souvent des femmes; …
– dans l’exercice effectif des droits inhérents à la vie personnelle : exercer librement son droit d’accès à l’IVG et à la contraception, soutenir les familles monoparentales grâce notamment à la revalorisation de l’Allocation de Soutien Familial ou encore à l’instauration d’une garantie contre les impayés de pensions alimentaires que subissent encore trop souvent les femmes ;
– dans la lutte contre toutes les formes de violences : protéger contre le harcèlement moral et sexuel, assurer une meilleure écoute et prise en charge des femmes victimes de violences, de la part de leur conjoint comme d’un tiers, mettre en œuvre un plan contre le harcèlement sexuel dans les transports dont sont victimes trop souvent des femmes.
Les progrès visant à assurer l’égalité réelle entre les femmes et les hommes constituent bien, pour le gouvernement comme pour la majorité, un objectif poursuivi avec constance depuis 2012.

La journée du 8 mars est avant tout l’occasion de rappeler l’importance de la démarche, la nécessité de la poursuivre et de la porter à l’échelle internationale.

Le Gouvernement confirme son engagement en faveur de l’égalité des territoires

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Un comité interministériel aux ruralités s’est tenu hier à Vesoul, six mois après celui de Laon, permettant ainsi de faire le bilan des mesures annoncées en début d’année et de présenter les futures actions confirmant l’engagement du Gouvernement en faveur de l’égalité des territoires.
La ruralité est une chance pour la France. Chaque citoyen, où qu’il réside sur notre territoire, doit pouvoir accéder aux services essentiels et tout professionnel doit pouvoir disposer de tous les moyens pour développer ses activités. La préservation de notre modèle agricole se joue aussi dans ces territoires. Nos éleveurs, nos producteurs font vivre de nombreux secteurs économiques en plus d’assurer la qualité de notre alimentation.
500 millions d’euros du fonds débloqué en faveur des collectivités locales vont être attribués aux zones rurales et notamment à la « revitalisation » des bourgs-centres et des villes de moins de 50 000 habitants. 21 mesures en faveur de ces territoires isolés ont été annoncées. 700 médecins généralistes vont être formés à l’aide médicale d’urgence pour permettre qu’aucun habitant ne soit à plus de 30 minutes d’un service d’urgence d’ici à 2017. L’Etat a aussi dégagé plus de 3 milliards pour que tous les départements français soient inclus dans le plan France Très Haut Débit. Les mesures annoncées hier n’ont pas seulement trait à la santé et au numérique : l’éducation, la mobilité et le logement sont aussi concernés. Une « nouvelle vague de simplification » des normes a également été promise.
Nous pouvons nous réjouir de ces annonces car les mesures présentées en début d’année ont été largement déployées sur le territoire et certaines ont déjà atteint leur objectif. Ce sont près de 1200 contrats qui ont été signés avec de jeunes médecins afin de faciliter leur installation, 18 860 communes qui ont été accompagnées dans leurs projets éducatifs territoriaux, 50 000 logements anciens rénovés via le programme « Habiter mieux » de l’Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat, …
C’est le rôle de l’Etat que de garantir la solidarité nationale et donc l’égalité des territoires. Et je serai attentive à ce que ces engagements soient respectés.

Une proposition de résolution pour réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe

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Il y a quarante ans, Simone Veil montait à la tribune de l’Assemblée pour défendre devant les député-e-s le projet de loi relative à l’interruption volontaire de grossesse, un texte dépénalisant l’IVG et créateur d’un droit fondamental pour les femmes. Aujourd’hui même, ma collègue Catherine Coutelle, Députée de la Vienne et Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, présentera une proposition de résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe.

Signée par les présidents de chaque groupe politique siégeant dans l’Hémicycle (PS, UMP, UDI, Ecologistes, Radicaux et Communistes), cette proposition de résolution constitue un acte politique fort car fédérateur ce qui ne lui conférera que plus de portée.

Au niveau national, réaffirmer le droit à l’IVG est une vraie responsabilité. Cette réaffirmation est capitale pour soutenir, dans leur vie quotidienne et leurs combats, les femmes et jeunes femmes, les militants associatifs, les professionnels de santé, et pour faire en sorte que l’accès à l’IVG, droit longtemps concédé, devienne un droit réel.

En effet, quarante ans après son adoption, le droit à l’avortement, souvent contesté, demeure, dans les faits, fragile. Les récentes remises en cause en Europe, notamment par le gouvernement conservateur espagnol, rappellent l’importance de la nécessaire mobilisation pour le droit à la santé, pour les droits des femmes à disposer librement de leurs corps et pour l’accès universel à la planification familiale.

Dans de nombreux pays encore, la situation en matière d’avortement est telle que la décrivait Simone Veil le 26 novembre 1974 : « la situation actuelle est mauvaise. Je dirai même qu’elle est déplorable et dramatique ». Les femmes, sans risquer leur propre vie, doivent pouvoir décider si elles veulent, et quand elles veulent, avoir un enfant.

Le droit de disposer de son corps, le droit de prendre librement des décisions autonomes sur sa santé, sans crainte de discriminations, de violences, de coercitions, sont des droits fondamentaux. Ils impliquent en particulier l’accès aux services de santé, à une information accessible de qualité, aux méthodes modernes de contraception et à un avortement sûr et légal. Ils ont un impact positif sur l’éducation, l’émancipation et l’autonomie financière des femmes, l’égalité femmes-hommes, la santé, et le développement économique et social.

Par l’adoption de cette résolution, la France entend réaffirmer son engagement à défendre et promouvoir l’accès sûr et légal à l’avortement, et à faire progresser les droits des femmes dans l’ensemble de nos sociétés, en France, en Europe et dans le monde.

A Douarnenez samedi dernier : inauguration de la maison de la petite enfance

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Inaugurer un équipement dédié à l’enfance est un moment important pour une commune. Quoi de plus significatif pour attester de la vitalité d’une d’un territoire et de la confiance qu’il place en son avenir ?

Cette maison de la petite enfance, que j’ai déjà eu plaisir à découvrir lorsque je suis venue aux portes ouvertes le 27 août dernier, est parfaitement intégrée à son cadre de vie et est ancrée au coeur du quartier de Ploaré. Par sa conception répondant aux normes du développement durable, par des choix architecturaux harmonieux, cette Maison est adaptée aux besoins des tous petits et de leurs familles, adaptée au travail des équipes professionnelles pluridisciplinaires. Elle est un lieu d’épanouissement, d’éveil, d’apprentissage et d’autonomie pour les tous jeunes enfants accueillis. Avec les menus concoctés par « l’éducateur de papilles », Christophe Maguet, plus d’un adulte souhaiterait pouvoir ici retomber en enfance !

Cette inauguration est l’occasion de faire un focus sur la politique familiale menée par le gouvernement, une politique engagée dans la voie de la rénovation pour la rendre plus juste.

La  modulation des allocations familiales est un dispositif qui permettra de corriger certaines inégalités de notre politique familiale. L’universalité des allocations familiales avait été conçue pour permettre aux familles modestes d’avoir la même protection que les familles favorisées. Mais le quotient familial et les abattements fiscaux par enfant avaient fini par rompre ce principe d’égalité en bénéficiant prioritairement aux plus hauts revenus. C’est donc l’équité qui est aujourd’hui en passe d’être restaurée.

La réforme des allocations familiales est complétée par le rééquilibrage du congé parental (six mois pour chaque parent pour le premier enfant, et, pour les enfants suivants, deux ans pour l’un des parents, un an pour l’autre). Cette réforme, qui promeut l’égalité entre les femmes et les hommes, est par ailleurs soutenue par le plan du gouvernement en faveur de l’accueil de la petite enfance, un plan qui vise à conforter l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle en offrant 275 000 solutions d’accueil supplémentaires aux familles (100 000 places en crèche, 100 000 accueils par les assistants maternels et 75 000 places en scolarisation dès 2 ans).

De plus, une démarche de simplification, par l’allègement des normes qui encadrent la construction de places de crèches, sera menée. L’objectif est de permettre à tous, et sur l’ensemble du territoire, d’avoir accès à la même offre de solutions d’accueil.

La gauche a prouvé son engagement en direction des familles, notamment des familles modestes et des classes moyennes. Elle a augmenté de 25 % l’allocation de rentrée scolaire pour 3 millions de familles, de 50 % le complément familial pour 385 000 familles nombreuses, de 25 % l’allocation de soutien familial pour 750 000 familles monoparentales. Elle investit massivement dans un plan d’accueil de la petite enfance pour offrir davantage de solutions aux familles avec de jeunes enfants. Ce sont ainsi 2,5 milliards d’euros de plus qui ont été consacrés à la politique familiale depuis deux ans. Et l’effort va se poursuivre.

Pour le gouvernement, comme pour la majorité parlementaire, la politique familiale et la petite enfance sont une priorité. Mais comment en serait-il autrement quand notre volonté est d’investir pour la jeunesse et de préparer l’avenir ?

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