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Articles Tagués ‘environnement’

COP21 : un accord historique

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195 Etats se sont officiellement engagés samedi dernier à Paris à renoncer aux énergies polluantes de façon unanime. C’est une première ! De plus, alors qu’il avait été initialement prévu de fixer dans cet accord l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés, il a été convenu de ne pas dépasser une hausse de 1,5 degré ! Cet objectif ambitieux a été salué par tous les participants, ONG environnementales incluses.

La COP21 a aussi permis que les notions de « pertes et dommages » liés au réchauffement et à la montée des océans et celle de « victime » pour les petites nations insulaires qui les subissent soient reconnues.

Il reste désormais aux Etats à traduire cet accord, pris sous l’égide des Nations unies, dans leur législation interne. Ces engagements ont une valeur contraignante, les pays signataires devront répondre de leurs engagements pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour être efficace, l’accord adopté a misé sur la transparence : chaque pays aura l’obligation de soumettre régulièrement ses objectifs de réductions d’émission de gaz à effets de serre à des grilles de renseignements et d’analyses partagés et compréhensibles par tous. Cet accord sera ensuite révisé tous les cinq ans.

La France, quant à elle, s’engage à revoir au plus tard en 2020 ses engagements et proposera aux pays qui le veulent d’en faire autant, à former une coalition pour aboutir à un prix du carbone pour que les investissements puissent être réorientés. « Le 12 décembre 2015 restera une grande date pour la planète. A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique. » (Président de la République française, à la cérémonie de clôture de la COP21)

COP21 : décider ensemble de l’avenir de la planète

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Depuis hier, la France accueille 150 chefs d’Etat et de gouvernement et des milliers de délégués venus de tous les continents. C’est la première fois qu’une conférence sur le climat réunit autant d’autorités représentant autant de pays, c’est dire l’enjeu d’une telle rencontre. Il s’agit de l’avenir de la planète et de l’Humanité, de notre avenir commun.

Il nous faut prendre conscience de la gravité de la menace des dérèglements climatiques dont le réchauffement. Des conflits, des migrations pourraient provoquer un nombre de réfugiés encore jamais connu, des Etats ne pouvant plus satisfaire les besoins vitaux de leur population avec des conséquences dramatiques : famine, exode rural ou encore affrontements, autour de l’accès à l’eau notamment.

La communauté internationale s’est dotée, en septembre dernier, d’un agenda complet à travers les objectifs de développement durable qui ont été adoptés lors de l’assemblée générale des Nations Unies. 190 Etats, c’est-à-dire la quasi-totalité des pays de la planète ont formulé des plans d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au dérèglement climatique. Et tous les acteurs de la société mondiale, les collectivités locales, les entreprises, les investisseurs, les citoyens de toutes les grandes régions se sont également engagés pour le climat.

Le 12 décembre, un accord doit être trouvé à Paris afin de contenir le réchauffement climatique autour de 2°. Et l’engagement doit être solidaire. Aucun Etat ne doit pouvoir s’y soustraire. Et aucun Etat ne doit être laissé seul face au dérèglement climatique, notamment les plus vulnérables.

Comme nous l’a déclaré le Président de la République, « pour être à la hauteur de notre propre histoire », l’accord doit être « ambitieux, universel et contraignant ». Les pays émergents ne doivent pas rester en dehors du cadre et les pays riches doivent montrer l’exemple en matière de financement et de choix industriels. Cet accord doit « prendre acte des engagements actuels, puis considérer que l’accord général engage toutes les parties prenantes de manière différenciée. Ensuite, introduire un mécanisme pour évaluer, réviser, corriger les trajectoires afin de ne pas dépasser ces 2°. Il ne s’agit pas de reporter le problème aux Conférences Climat qui suivront mais de créer un rendez-vous régulier pour s’assurer que l’accord de Paris atteindra bien dans la réalité, et dans la durée, l’objectif fixé. »

 

Ouverture du village de la mini-transat « Iles de Guadeloupe » en présence de la Secrétaire d’Etat, Annick GIRARDIN.

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A quelques semaines du lancement de la Conférence Paris Climat, Annick Girardin, Secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie, était vendredi dernier en déplacement sur le Finistère. Elle s’est tout d’abord rendue à Plouzané pour visiter l’IFREMER et dresser le bilan des travaux de recherche sur les océans. Puis, elle a mis le cap sur Douarnenez où j’ai eu le plaisir de l’accueillir à l’occasion de l’ouverture du village de la vingtième édition de la mini transat « Iles de Guadeloupe ». Cette course transatlantique à la voile en solitaire fait œuvre de sensibilisation du plus grand nombre à la préservation de l’environnement maritime. C’est cette dimension que la Secrétaire d’Etat a saluée dans son allocution.

Extraits :

 » C’est une année exceptionnelle, pour tous ces coureurs, pour ceux qui suivent la Mini Transat Îles de Guadeloupe, mais aussi pour tous ceux qui regardent vers la COP 21 puisqu’elle aura lieu à Paris au moment de l’arrivée de la course en Guadeloupe. Cette grande conférence parlera aussi des océans et de la mer, cette mer qui après avoir été notre meilleure amie, risque de devenir notre ennemie si nous ne savons pas prendre les décisions qu’il faut. Et c’est aussi ce message là que je retrouve ici dans cette Mini Transat Îles de Guadeloupe, cette volonté de dire que nous devons préserver ces océans ».

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