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Articles Tagués ‘hôpital’

J’ai interrogé le gouvernement sur la situation du centre hospitalier Michel Mazéas de Douarnenez

hôpital Douarnenez

Lors de la séance des questions orales sans débat du mardi 16 juin 2015, j’ai interrogé le gouvernement sur la situation du centre hospitalier Michel Mazéas de Douarnenez.

Mme Annick Le Loch. Ma question s’adresse à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes et concerne la situation du centre hospitalier Michel Mazéas de Douarnenez. Déjà fragilisée depuis plusieurs mois par la difficulté de faire fonctionner le bloc opératoire de Cornouaille dans sa configuration initiale, qui repose sur une coopération réelle entre les établissements concernés, l’activité de chirurgie ambulatoire de cet établissement public a été suspendue au mois de février dernier, faute d’anesthésiste à demeure. Actuellement, et jusqu’au mois de septembre, un praticien intérimaire intervient à raison de quatre vacations hebdomadaires au lieu des six escomptées. Le caractère également temporaire de ce dispositif ne permet cependant pas d’inscrire l’exercice de la chirurgie dans une perspective durable, d’autant plus que le recrutement d’anesthésistes titulaires se révèle être un véritable parcours du combattant. Il s’agit à mes yeux d’un vrai problème dont les pouvoirs publics doivent se saisir, tant la place de l’anesthésie est essentielle pour assurer la permanence des soins. Cette situation fragile de la chirurgie publique au niveau local inquiète et mobilise les populations, élus et associations non seulement de Douarnenez, mais aussi de l’Ouest Cornouaille, du Porzay et de la presqu’île de Crozon, tous légitimement attachés à la pérennité des services de l’hôpital de proximité. Alors qu’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens – CPOM – a été signé le 10 janvier 2014 entre l’agence régionale de santé et les cinq établissements de soins membres de l’Union hospitalière de Cornouaille, l’objectif du maintien d’une activité chirurgicale ambulatoire au centre hospitalier de Douarnenez n’est à l’évidence pas tenu. Dans son guide méthodologique pour l’élaboration des CPOM, la direction générale de l’offre de soins stipule bien que la signature du CPOM est un acte juridique qui engage les parties sur l’ensemble du document. Dès lors, comment faire en sorte que le maintien de l’activité chirurgicale soit bien une réalité à Douarnenez ? Enfin, le projet de loi de modernisation de notre système de santé réaffirme l’existence du service public hospitalier autour d’un bloc d’obligations comme l’absence de dépassement d’honoraires, la permanence de l’accueil et l’égalité d’accès aux soins. Le texte recentre également le système de santé sur les soins de proximité et engage le virage ambulatoire. Compte tenu de ces évolutions, la population, à Douarnenez comme ailleurs, doit pouvoir être rassurée sur l’avenir des hôpitaux de proximité et sur l’intérêt que ces établissements trouveront à intégrer les groupements hospitaliers de territoire en passe d’être créés. Je vous remercie, Mme la secrétaire d’État, des éléments de réponse que vous apporterez pour conforter l’avenir du centre hospitalier Michel Mazéas de Douarnenez.

Mme Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion. Madame la députée, je vous prie de bien vouloir excuser l’absence de Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, qui m’a chargée de vous répondre. Le Gouvernement mène une politique en faveur des territoires les plus fragiles afin d’améliorer l’accès aux soins, ambulatoires ou hospitaliers. Les mesures récentes de soutien financier en faveur des établissements de santé isolés et des hôpitaux de proximité en sont l’illustration. Au-delà du soutien financier, la question du recrutement des personnels médicaux est déterminante pour les établissements de santé. À un niveau global, l’évolution démographique des professionnels médicaux représente ainsi un enjeu important. Le numerus clausus en médecine a été fixé à 8 000 en 2014, soit deux fois plus que quinze ans auparavant. Cette augmentation profite à l’ensemble des spécialités médicales, dont, bien entendu, l’anesthésie-réanimation. Le recrutement des professionnels repose également sur le projet médical des établissements de santé, projet adapté à chaque territoire. Dans certaines situations, les tensions liées aux difficultés de recrutement justifient pleinement la nécessité d’une approche territoriale, avec une coopération forte entre centres hospitaliers. La situation du centre hospitalier de Douarnenez en est une illustration. C’est pourquoi l’agence régionale de santé de Bretagne travaille très activement pour faciliter les coopérations et le recrutement d’anesthésistes-réanimateurs. Je veux vous assurer de l’engagement du Gouvernement pour le maintien et le renforcement des hôpitaux de proximité. Ces établissements font vivre l’égalité de l’accès aux soins sur nos territoires. Ils constituent la meilleure garantie d’une santé accessible à tous les Français.

Mme Annick Le Loch. J’ai bien entendu votre réponse, madame la secrétaire d’État, et je vous remercie pour la confirmation du soutien financier que vous apportez à cet hôpital. Je vous remercie également d’avoir confirmé la mobilisation pour le recrutement de personnels dans cet établissement, notamment de médecins anesthésistes. Force est de constater cependant que cela ne fonctionne pas aujourd’hui : jusqu’à présent, il n’a pas été possible de recruter. Je me demande donc si nous n’aurions pas intérêt à instaurer davantage d’obligations pour conforter ces structures hospitalières publiques en attente de médecins titulaires, en particulier dans cette spécialité. Il faut bien entendu un projet médical digne de ce nom, qui tienne compte des besoins de la population. Néanmoins, sans une coopération forte, fonctionnant dans les deux sens – de la proximité vers l’hôpital de référence, mais aussi de l’hôpital de référence vers la proximité – il sera très difficile de maintenir les établissements de proximité sur le territoire de la Cornouaille.

La mauvaise foi et la manipulation, devenues voies d’action pour le Président du Comité des usagers de l’hôpital de Douarnenez ?

hopital-douranenez

Le Président du comité des usagers de l’hôpital de Douarnenez a tenu à me rappeler la situation préoccupante de l’établissement. Par les différentes démarches que j’ai menées depuis le début de l’année 2014 (interpellations de la Ministre de la Santé, du Directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS), du Président de l’Union Hospitalière de Cornouaille, échanges avec les acteurs locaux, participations aux manifestations de soutien, facilitations d’audiences,…), il ne me semble pas avoir failli, ni dans mon attention, ni dans mon action.

Je note que certains me rejoignent bien tardivement pour demander enfin le respect du Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens de l’Union Hospitalière de Cornouaille signé le 10 janvier 2014, contrat qui prévoyait les conditions d’organisation du Bloc Opératoire de Cornouaille et les contours de l’activité chirurgicale sur l’hôpital de Douarnenez.

Pour ma part, j’ai toujours défendu, non pas la  concentration des moyens sur l’hôpital de référence, mais bien la coopération sanitaire territoriale entre les établissements, une coopération gage de qualité pour une prise en charge de proximité des patients.

Pour l’heure, la priorité demeure l’aboutissement du travail mené en lien avec l’ARS afin d’assurer la présence d’anesthésistes malgré le taux important de vacance dans l’emploi au niveau national. L’autre priorité est l’écriture finalisée d’un projet médical d’établissement qui réponde aux besoins de la population qui évoluent.

Mobilisation en faveur d’une chirurgie publique en Cornouaille

bloc

Faute de vacations suffisantes en anesthésie au niveau du Bloc Opératoire de Cornouaille, c’est l’existence même de la chirurgie sur le territoire qui est aujourd’hui fragilisée. Voilà l’un des principaux enseignements que j’ai tirés de l’échange que j’ai eu vendredi dernier dans le cadre du déplacement du Directeur de l’ARS à l‘hôpital de Douarnenez.

Des emplois d’anesthésistes-réanimateurs sont vacants et non pourvus au sein du service public hospitalier. Comment dès lors en assurer la continuité ? C’est bien là un enjeu de toute première importance.

Je viens de saisir  à nouveau Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, de la situation de l’hôpital de Douarnenez, et plus largement de la place de la chirurgie de service public dans l’organisation des soins.

Comme le 6 décembre 2014 à Douarnenez et le 17 janvier dernier à Quimper, je serai à nouveau présente aux côtés de la population samedi prochain à 14h00 devant le centre hospitalier Michel Mazéas, pour redire l’importance de pouvoir bénéficier d’une organisation sanitaire territoriale efficiente.

Retrouvez ci-dessous mon courrier à Marisol Touraine et la réponse de Mme la Ministre

15.0081 – Ministre santé – situation chirurgie Cornouaille et CH Douarnenez

15.0081 – réponse de Marisol Touraine à Annick Le Loch

Le plan d’économies sur les dépenses d’assurance maladie ne programme pas de suppression de postes à l’hôpital

1888280-meilleurs-hopitaux-de-france-le-classement-2013-du-nouvel-obs

Dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, le Gouvernement s’est engagé en avril 2014 à mettre en œuvre un plan d’économies de 50 milliards d’euros entre 2015 et 2017, dont 10 milliards d’euros d’économies sur les dépenses de l’assurance maladie.

Pour y parvenir, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a fait le choix d’engager des réformes structurelles permettant d’assurer l’équilibre des finances publiques, sans dégrader le service rendu aux assurés et sans recourir aux déremboursements. Concrètement, il s’agit de réduire le taux de progression de l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) à 2,1% en 2015, puis à 1,9% en 2017.

Le plan d’économies, présenté en avril 2014, fixe des objectifs ambitieux de transformation du système de santé pour répondre à ces enjeux en cohérence avec la Stratégie nationale de santé (SNS). Il s’articule autour de quatre axes :

    • concrétiser le « virage ambulatoire » et mieux adapter les prises en charge en établissement et en ville ;
    • accroître l’efficacité de la dépense hospitalière ;
    • poursuivre les efforts sur les prix des médicaments et l’adoption des génériques ;
    • améliorer la pertinence et le bon usage des soins en ville et à l’hôpital.

S’agissant des établissements de santé, il n’y a pas d’objectif chiffré de réduction des effectifs. La maîtrise des dépenses devra être assurée par une politique plus dynamique sur les achats, par la mutualisation de fonctions supports et, plus largement, par l’adaptation des structures aux prises en charge ambulatoires.

L’Union Hospitalière de Cornouaille : Mythe ou réalité ?

Aujourd’hui, une délégation du comité de soutien de l’hôpital de Douarnenez sera reçue au Cabinet de Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes afin d’échanger sur la situation de l’hôpital de Douarnenez, et principalement sur celle de son service de chirurgie.

Je suis évidemment satisfaite que cette demande d’audience formulée le 27 janvier 2015, et que j’ai relayée auprès de la Ministre le 29 janvier dernier, soit honorée. Il est toujours important que l’échelon central qu’est l’Etat puisse entendre et recueillir les attentes de la population servie, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir d’un service public essentiel. Je serai attentive aux conclusions de cet entretien afin que la meilleure réponse, une réponse d’intérêt général, soit apportée.

Mais cette réponse, je suis convaincue qu’elle doit avant tout être construite localement, en lien étroit avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), avec les acteurs de l’Union Hospitalière de Cornouaille (UHC), engagés dans une coopération actée le 3 novembre 2011 et confirmée le 10 janvier 2014. Cette coopération a notamment donné naissance au Bloc Opératoire de Cornouaille (BOC) dans le cadre d’un Groupement de Coopération Sanitaire de Chirurgie, où chaque établissement hospitalier avait bien une place à tenir.

Force est de constater que la chirurgie de service public en Cornouaille est progressivement passée d’une forme de coopération à une forme de concentration des moyens sur Quimper, au détriment des hôpitaux de proximité de Pont-L’Abbé et de Douarnenez.

Il n’est pas acceptable que les engagements en matière de coopération sanitaire territoriale ne soient pas localement tenus ; cela génère un risque de déséquilibre de l’offre de soins sur la Cornouaille.

Je déplore donc que le Maire de Quimper, Président du Conseil de Surveillance du CHIC, Président de l’UHC, attentif au devenir de la Cornouaille, n’ait pas encore donné suite à ma demande du 12 décembre 2014 consistant à tracer des perspectives pour la Cornouaille sanitaire.

14.0300 – Pt CHIC Quimper – chirurgie en Cornouaille

NB : UHC : Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille, hôpital de Douarnenez, Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé, établissement public de santé mentale Etienne Gourmelen et centre de soins de suite Jean Tanguy de Saint-Yvi

Chirurgie publique en Cornouaille : que l’équilibre et la qualité de l’offre territoriale de soins soient garantis

chirurgie

Alors que se mettent progressivement en place les outils juridiques et opérationnels de la coopération hospitalière entre le Centre Hospitalier de Cornouaille Quimper-Concarneau, l’hôpital de Douarnenez, l’Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé, l’établissement public de santé mentale Etienne Gourmelen et le centre de soins de suite Jean Tanguy de Saint-Yvi, la situation de l’activité chirurgicale sur Douarnenez soulève aujourd’hui des interrogations.

Il ne saurait y avoir d’Union Hospitalière de Cornouaille (UHC) réussie sans un partenariat sincère et réellement gagnant-gagnant entre les établissements. Pas d’UHC réussie sans que les moyens nécessaires, qu’ils soient matériels ou humains, ne soient pas répartis équitablement et en fonction des besoins des populations. Lire la Suite

Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé : ma réponse au Comité de Défense

Au-delà de ma présence le 8 juin dernier au rassemblement organisé par le Comité de Défense,  j’ai répondu à la lettre ouverte qu’il m’a adressée pour exprimer ses craintes sur la situation de l’Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé. Lire la Suite