Aller au contenu principal

Articles Tagués ‘santé’

Le plan d’économies sur les dépenses d’assurance maladie ne programme pas de suppression de postes à l’hôpital

1888280-meilleurs-hopitaux-de-france-le-classement-2013-du-nouvel-obs

Dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, le Gouvernement s’est engagé en avril 2014 à mettre en œuvre un plan d’économies de 50 milliards d’euros entre 2015 et 2017, dont 10 milliards d’euros d’économies sur les dépenses de l’assurance maladie.

Pour y parvenir, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a fait le choix d’engager des réformes structurelles permettant d’assurer l’équilibre des finances publiques, sans dégrader le service rendu aux assurés et sans recourir aux déremboursements. Concrètement, il s’agit de réduire le taux de progression de l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) à 2,1% en 2015, puis à 1,9% en 2017.

Le plan d’économies, présenté en avril 2014, fixe des objectifs ambitieux de transformation du système de santé pour répondre à ces enjeux en cohérence avec la Stratégie nationale de santé (SNS). Il s’articule autour de quatre axes :

    • concrétiser le « virage ambulatoire » et mieux adapter les prises en charge en établissement et en ville ;
    • accroître l’efficacité de la dépense hospitalière ;
    • poursuivre les efforts sur les prix des médicaments et l’adoption des génériques ;
    • améliorer la pertinence et le bon usage des soins en ville et à l’hôpital.

S’agissant des établissements de santé, il n’y a pas d’objectif chiffré de réduction des effectifs. La maîtrise des dépenses devra être assurée par une politique plus dynamique sur les achats, par la mutualisation de fonctions supports et, plus largement, par l’adaptation des structures aux prises en charge ambulatoires.

L’Union Hospitalière de Cornouaille : Mythe ou réalité ?

Aujourd’hui, une délégation du comité de soutien de l’hôpital de Douarnenez sera reçue au Cabinet de Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes afin d’échanger sur la situation de l’hôpital de Douarnenez, et principalement sur celle de son service de chirurgie.

Je suis évidemment satisfaite que cette demande d’audience formulée le 27 janvier 2015, et que j’ai relayée auprès de la Ministre le 29 janvier dernier, soit honorée. Il est toujours important que l’échelon central qu’est l’Etat puisse entendre et recueillir les attentes de la population servie, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir d’un service public essentiel. Je serai attentive aux conclusions de cet entretien afin que la meilleure réponse, une réponse d’intérêt général, soit apportée.

Mais cette réponse, je suis convaincue qu’elle doit avant tout être construite localement, en lien étroit avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), avec les acteurs de l’Union Hospitalière de Cornouaille (UHC), engagés dans une coopération actée le 3 novembre 2011 et confirmée le 10 janvier 2014. Cette coopération a notamment donné naissance au Bloc Opératoire de Cornouaille (BOC) dans le cadre d’un Groupement de Coopération Sanitaire de Chirurgie, où chaque établissement hospitalier avait bien une place à tenir.

Force est de constater que la chirurgie de service public en Cornouaille est progressivement passée d’une forme de coopération à une forme de concentration des moyens sur Quimper, au détriment des hôpitaux de proximité de Pont-L’Abbé et de Douarnenez.

Il n’est pas acceptable que les engagements en matière de coopération sanitaire territoriale ne soient pas localement tenus ; cela génère un risque de déséquilibre de l’offre de soins sur la Cornouaille.

Je déplore donc que le Maire de Quimper, Président du Conseil de Surveillance du CHIC, Président de l’UHC, attentif au devenir de la Cornouaille, n’ait pas encore donné suite à ma demande du 12 décembre 2014 consistant à tracer des perspectives pour la Cornouaille sanitaire.

14.0300 – Pt CHIC Quimper – chirurgie en Cornouaille

NB : UHC : Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille, hôpital de Douarnenez, Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé, établissement public de santé mentale Etienne Gourmelen et centre de soins de suite Jean Tanguy de Saint-Yvi

Une proposition de résolution pour réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe

745-CDS_IVG

Il y a quarante ans, Simone Veil montait à la tribune de l’Assemblée pour défendre devant les député-e-s le projet de loi relative à l’interruption volontaire de grossesse, un texte dépénalisant l’IVG et créateur d’un droit fondamental pour les femmes. Aujourd’hui même, ma collègue Catherine Coutelle, Députée de la Vienne et Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, présentera une proposition de résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe.

Signée par les présidents de chaque groupe politique siégeant dans l’Hémicycle (PS, UMP, UDI, Ecologistes, Radicaux et Communistes), cette proposition de résolution constitue un acte politique fort car fédérateur ce qui ne lui conférera que plus de portée.

Au niveau national, réaffirmer le droit à l’IVG est une vraie responsabilité. Cette réaffirmation est capitale pour soutenir, dans leur vie quotidienne et leurs combats, les femmes et jeunes femmes, les militants associatifs, les professionnels de santé, et pour faire en sorte que l’accès à l’IVG, droit longtemps concédé, devienne un droit réel.

En effet, quarante ans après son adoption, le droit à l’avortement, souvent contesté, demeure, dans les faits, fragile. Les récentes remises en cause en Europe, notamment par le gouvernement conservateur espagnol, rappellent l’importance de la nécessaire mobilisation pour le droit à la santé, pour les droits des femmes à disposer librement de leurs corps et pour l’accès universel à la planification familiale.

Dans de nombreux pays encore, la situation en matière d’avortement est telle que la décrivait Simone Veil le 26 novembre 1974 : « la situation actuelle est mauvaise. Je dirai même qu’elle est déplorable et dramatique ». Les femmes, sans risquer leur propre vie, doivent pouvoir décider si elles veulent, et quand elles veulent, avoir un enfant.

Le droit de disposer de son corps, le droit de prendre librement des décisions autonomes sur sa santé, sans crainte de discriminations, de violences, de coercitions, sont des droits fondamentaux. Ils impliquent en particulier l’accès aux services de santé, à une information accessible de qualité, aux méthodes modernes de contraception et à un avortement sûr et légal. Ils ont un impact positif sur l’éducation, l’émancipation et l’autonomie financière des femmes, l’égalité femmes-hommes, la santé, et le développement économique et social.

Par l’adoption de cette résolution, la France entend réaffirmer son engagement à défendre et promouvoir l’accès sûr et légal à l’avortement, et à faire progresser les droits des femmes dans l’ensemble de nos sociétés, en France, en Europe et dans le monde.

Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé : ma réponse au Comité de Défense

Au-delà de ma présence le 8 juin dernier au rassemblement organisé par le Comité de Défense,  j’ai répondu à la lettre ouverte qu’il m’a adressée pour exprimer ses craintes sur la situation de l’Hôtel Dieu de Pont-L’Abbé. Lire la Suite