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Articles Tagués ‘solidarité’

Accueil des réfugiés en France et en Europe : agir en responsabilité et en fidélité avec les valeurs de la France

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La crise migratoire que connaît l’Europe est la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle oblige la France à être à la hauteur  de la situation. Il était donc important que l’Assemblée Nationale débatte cette semaine de l’action menée en matière d’accueil des populations réfugiées.

Avec constance et maîtrise, le gouvernement agit, guidé par des principes clairs : humanité, solidarité, sérieux, lucidité. Depuis 2012, il a amélioré le droit, en faisant preuve de fermeté contre l’immigration irrégulière, en assurant notre devoir de solidarité par un renforcement des moyens.

Avec constance et maîtrise, il continue à agir :

-sur le plan intérieur tout d’abord : en renforçant ses moyens de contrôles (+ 900 effectifs dans les forces de l’ordre, notamment pour la police aux frontières) et ses moyens au service de la solidarité (279 M€ d’ici fin 2016). La récente réforme du droit d’asile va considérablement améliorer l’efficacité de notre système : réduction des délais d’examen – neuf mois au maximum contre deux ans en moyenne en 2013, des milliers de places d’accueil supplémentaires pour les réfugiés et les migrants, une meilleure répartition sur les territoires afin d’éviter les concentrations, et l’engagement pris d’accueillir, grâce à cette politique, 24 000 réfugiés supplémentaires.

– sur les plans européen et international également, en proposant un plan global qui combine réponse d’urgence et action de long terme : disponibilité pour accueillir plus de 30 000 migrants éligibles à l’asile, mise à disposition d’une frégate pour les opérations militaires contre les bateaux de passeurs, soutien à la mise en place du premier centre d’accueil en Grèce, soutien à un fonds européen d’aide au développement de 1,8 Md € en faveur des pays d’origine ; …

Nous avons la responsabilité de construire une politique conforme à notre identité, plutôt que de piétiner nos valeurs et nos traditions.

Il faut rendre hommage à nos concitoyens et aux associations qui se mobilisent, au sein de leur commune et sur les réseaux sociaux, pour faire preuve d’humanité et de solidarité.

Il faut aussi saluer l’action des maires des villes solidaires qui sont volontaires et actifs pour accueillir, nourrir, loger et favoriser la prochaine insertion des réfugiés.

Cet accueil français est en train de se construire comme une coproduction citoyenne et institutionnelle. Quand certains prônent le repli sur soi et agissent avec égoïsme, cet accueil français, tel qu’il s’organise, souligne la force et les valeurs de notre corps social.

Visite aux bénévoles des restos du cœur de Pont-L’Abbé : mobilisation et dévouement rythment le quotidien

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Au cœur de cette 30ème campagne hivernale des Restos du cœur, je me suis rendue lundi matin à la rencontre des bénévoles du centre de Pont-L’Abbé, un centre qui irrigue une vingtaine de communes et qui accueille actuellement 223 familles. J’ai été accueillie par Marcel Dilosquer, responsable de la structure locale, pour un temps d’échanges avec une dizaine de bénévoles, celles et ceux qui oeuvrent au quotidien à la récupération et à la distribution des produits alimentaires destinés aux bénéficiaires inscrits.

J’ai tenu à saluer leur action d’accompagnement et de soutien moral aux plus fragiles, à souligner le rôle important des Restos du cœur dans le dispositif de lutte contre les exclusions et la pauvreté. J’ai entendu leurs inquiétudes et mesuré les problématiques auxquelles « les Restos » sont confrontés au quotidien : ressources financières insuffisantes, diminution du nombre de produits mis à la distribution, refonte du programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD devenu FEAD), impossibilité d’accéder au poisson invendu sous criée, défaut d’organisation du don en nature des grandes surfaces, lutte contre le gaspillage alimentaire…

Sur ce point, mon collègue Guillaume Garot, Député de Mayenne, déposera le mois prochain une proposition de loi visant à lutter contre le gaspillage alimentaire, permettant de lever les freins qui jalonnent encore trop la chaîne alimentaire et généralisant les expérimentations déjà mises en place dans le cadre du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire lancé en juin 2013. C’est une stratégie globale que nous devons ainsi continuer de déployer.

Dans cette optique, le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté adopté en janvier 2013 est poursuivi dans ses trois dimensions : réduction des inégalités, accompagnement vers l’insertion, coordination de l’action sociale et valorisation des acteurs.

L’accès des plus démunis à de meilleures conditions de vie, dans la dignité et sans stigmatisation, constitue l’une de nos priorités pour assurer la cohésion sociale. Sur le terrain, les associations caritatives, comme les Restos du cœur, sont des rouages complémentaires essentiels permettant de la faire vivre au quotidien.

Quelques chiffres :

Au niveau national : 2090 centres – 67 600 bénévoles – plus d’un million de personnes inscrites

En Pays Bigouden : centre de Pont-L’Abbé – 3 rue du Menhir – 02 98 66 15 67 – Ouvert les mardis et vendredis en matinée

40 bénévoles – 223 familles soutenues (31 salariées – 24 retraitées – 86 au RSA – 70 monoparentales,…).  – 35 à 40 % des bénéficiaires résident à Pont-L’Abbé – 12 à 17 % à Penmarc’h – 10 à 15 % au Guilvinec – 10 à 15 % à Plonéour-Lanvern ,…

La France voit son programme d’aide aux plus démunis approuvé

En plein cœur de l’été, le programme opérationnel français pour la mise en œuvre du Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) a été approuvé par la Commission européenne. C’est une décision historique qui permettra d’apporter à nos compatriotes les plus vulnérables les denrées alimentaires les plus nécessaires. Avec cette décision, la France est ainsi le premier État membre dont le programme a été approuvé. A ce titre, la France recevra donc de l’Union européenne 499 millions d’euros au cours de la période 2014-2020 et ce montant sera complété par une enveloppe de 88 millions d’euros provenant de ressources nationales.

Toutes les conditions sont désormais réunies pour permettre à la France de financer son programme d’aide alimentaire à destination des personnes les plus démunies, en partenariat avec les quatre grandes associations que sont la Croix-Rouge française, la Fédération française des banques alimentaires, les Restaurants du cœur et le Secours populaire.

Lancé en janvier 2014 et doté, au niveau européen, de 3,8 milliards d’euros jusqu’en 2020, le FEAD vise à briser le cercle vicieux de la pauvreté et du dénuement en apportant une assistance non financière (denrées alimentaires notamment) aux citoyens européens les plus vulnérables. Il contribue ainsi à réaliser l’un des principaux objectifs de la stratégie Europe 2020 : mettre un terme à la pauvreté et à l’exclusion sociale d’au moins 20 millions de citoyens européens d’ici à 2020.